Services spécialisés

Les services de réadaptation avec ou sans hébergement

Différents services de réadaptation sont offerts aux enfants en difficulté psychosociale dans la région de la Chaudière-Appalaches. Ils visent à favoriser la reprise ou la poursuite du développement de l’enfant ainsi que l’établissement de meilleures relations avec son milieu et sa famille.

Ces services de réadaptation, qui reposent sur l’approche psychoéducative, sont de trois ordres, soit : avec hébergement au Centre de réadaptation situé à Lévis; avec hébergement dans la communauté; sans hébergement dans le milieu naturel ou substitut de l’enfant.

Les services de réadaptation avec hébergement
Les services de réadaptation avec hébergement sont offerts aux enfants qui doivent être retirés de leur milieu familial pour une certaine période de temps et qui ont des besoins de réadaptation spécialisés et personnalisés au quotidien. Ces enfants sont hébergés dans des unités de vie au Centre de réadaptation situé à Lévis ou dans des résidences et ressources dans la communauté et sont encadrés par des éducateurs spécialisés. Ceux-ci utilisent chaque geste du quotidien pour aider les enfants à se reprendre en main et à développer de nouveaux comportements. Les enfants hébergés en ressources de réadaptation, peuvent aussi bénéficier de services en psychologie, en toxicomanie et de soins de santé.

Services de réadaptation sans hébergement
Les services de réadaptation sans hébergement dans le milieu naturel, appelés services externes, sont offerts aussi par des éducateurs spécialisés. Ils se rendent dans le milieu naturel de l’enfant et de sa famille ou dans un milieu substitut pour apporter leur aide et leur soutien, et ce, généralement conjointement avec les intervenants sociaux.

Pour aider l’enfant à résoudre les difficultés, les éducateurs suivront ce qu’on appelle un plan d’intervention qui aura été convenu entre lui, l’intervenant social responsable de l’enfant, l’enfant lui-même et ses parents. Ce plan d’intervention servira de guide tout au long du suivi.

Les services de réadaptation avec hébergement dans la communauté

Les services de réadaptation avec hébergement en communauté proposent différentes ressources et programmes. Ils sont adaptés selon le niveau d’encadrement et de réadaptation dont a besoin le jeune et sont offerts le plus possible géographiquement du milieu naturel du jeune afin de faciliter sa réinsertion sociale et professionnelle.

Les intervenants travaillent en étroite collaboration avec plusieurs partenaires comme le milieu scolaire et les entreprises de réinsertion socioprofessionnelle des jeunes. Ils collaborent aussi avec les employeurs de la région, les services des CLSC et les organismes communautaires. Trois types de ressources d’hébergement dans la communauté sont offerts.

Les foyers jeunesse
Il y a trois foyers jeunesse en Chaudière-Appalaches pour desservir les jeunes qui ont encore besoin de services de réadaptation avec hébergement, mais qui présentent un bon potentiel de développement et un autocontrôle suffisant pour assumer des interactions constantes et variées avec la communauté :

  • Garçons de 12 à 17 ans (deux foyers);
  • Filles de 12 à 17 ans (un foyer);
  • Maximum de neuf jeunes par foyer;
  • Durée de séjour moyen de neuf mois;
  • Orientation prévue : retour dans la famille ou en milieu substitut de type familial ou autonomisation.

Les résidences de réadaptation en communauté (RRC)
Il y a en Chaudière-Appalaches trois résidences de ce type pouvant accueillir chacune neuf jeunes. Ces ressources offrent un niveau d’encadrement qui se situe entre l’unité de vie au centre de réadaptation de Lévis et le foyer jeunesse : 

  • Garçons de 12 à 17 ans (deux résidences);
  • Filles de 12 à 17 ans (une résidence);
  • Maximum de neuf jeunes par résidence;
  • Durée de séjour moyen de neuf mois;
  • Orientation prévue des jeunes : retour dans la famille ou en milieu substitut de type familial ou autonomisation.

Les ressources intermédiaires de type maison d’accueil (RIMA)
La ressource intermédiaire de type maison d’accueil est un milieu familial qui offre des services de soutien et d’assistance aux enfants et à leurs parents. Celle-ci constitue un milieu de vie transitoire. Elle a pour but de réintégrer les enfants dans un milieu de vie de type familial, soit leur propre famille, une famille d’accueil ou une autre ressource. Elle accueille des enfants en difficulté pouvant présenter différentes problématiques, dont des troubles de la conduite et du comportement et divers problèmes de santé mentale pouvant notamment nécessiter la prise d’une médication. 

Il y a trois ressources intermédiaires de réadaptation dans la région. Dans chaque ressource, nous retrouvons au moins un responsable possédant une formation collégiale et une expertise particulière leur permettant d’accueillir des enfants avec de plus grandes difficultés.

En collaboration avec des organismes communautaires du milieu, les jeunes peuvent participer à une démarche d’autonomisation afin de continuer leur insertion socioprofessionnelle dans des ressources d’hébergement appropriées à leur projet. Il s’agit d’appartements supervisés ou d’hébergement approprié à leur projet.

Les services de réadaptation externe sans hébergement

Les services de réadaptation en externe incluent plusieurs programmes spécifiques qui visent à répondre aux différents besoins des jeunes.

Programme régulier de service de réadaptation en milieu familial

  • Enfants et jeunes de 0 à 17 ans et leurs parents; 
  • Suivi dans la famille ou en milieu substitut de type familial;
  • Interventions de soutien, de « modeling » et d’accompagnement.

Programme d’aide aux jeunes parents en difficulté d’adaptation

  • Adolescentes enceintes et parents de jeunes enfants (majoritairement de 0 à 5 ans) qui présentent des difficultés à jouer leur rôle parental;
  • Suivi dans les familles;
  • Interventions de soutien, de «modeling» et d’accompagnement.

Programme de réinsertion sociale des jeunes

  • Jeunes de 6 à 17 ans qui réintègrent leur famille et leur communauté après un placement prolongé;
  • Suivi de transition du jeune vers sa famille et sa communauté;
  • Intervention court terme.

Programme d’autonomisation

  • Jeunes de 16-17 ans qui visent à s’intégrer dans leur communauté comme personnes autonomes;
  • Suivi d’intégration dans la communauté;
  • Interventions de soutien et d’accompagnement.

Programme de qualification des jeunes au marché du travail

  • Jeunes de 16 ans en grande difficulté;
  • Suivi d’une durée de 3 ans, soit de 16 à 19 ans;
  • Intervention de soutien et d’accompagnement qui vise la qualification en vue d'une insertion socioprofessionnelle, la préparation à la vie autonome et le développement d’un réseau social et de soutien.

Programme de soutien intensif à la famille

  • Enfants et jeunes de 0 à 17 ans vivant dans leur famille ou exceptionnellement en famille d’accueil;
  • Interventions court terme, en situation de crise, dans le but d’éviter un placement.

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Les services aux jeunes contrevenants

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) est responsable de l’application de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA). Pour ce faire, elle désigne des intervenants psychosociaux qui agissent comme délégués à la jeunesse dans le cadre de cette loi fédérale d’application provinciale qui s’applique aux jeunes âgés de 12 à 17 ans qui commettent des délits.

L’intervention psychosociale auprès des jeunes contrevenants vise à prévenir les causes de la criminalité chez les adolescents. Elle a aussi pour objectif de les réadapter et les réinsérer dans la société. Finalement, l’intervention auprès des jeunes contrevenants vise à favoriser la protection durable du public en évitant que les jeunes ne commettent d’autres délits.

À la demande du tribunal, le délégué à la jeunesse fournit les différents rapports pouvant aider le tribunal à rendre ses décisions sur les délits commis par un adolescent. Le jeune contrevenant ayant reçu une peine du tribunal pourrait recevoir un suivi par un délégué à la jeunesse si sa situation le nécessite. Les services offerts seront personnalisés à chaque adolescent selon le délit commis, ses besoins, le risque qu’il représente et la nature de l’ordonnance rendue.

Parmi les peines qu’un jeune peut se voir imposer, plusieurs impliquent un suivi de ce dernier dans sa communauté, une période de probation avec suivi, la surveillance dans la collectivité et la garde différée. Lorsqu’un adolescent est soumis à une peine impliquant le recours à une mesure de garde, il est admis dans les unités de mise sous garde ouverte ou fermée.

Le Service aux jeunes contrevenants a aussi mis sur pied des programmes spécifiques, dont :

  • le programme pour les jeunes ayant des troubles de comportement d’ordre sexuel; 
  • le programme d’intervention en toxicomanie et agir délinquant; 
  • le programme d’intervention auprès d’adolescents à comportements violents.

Pour en savoir plus, consultez la brochure «Les adolescents contrevenants et le système pénal : Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. » produite par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

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Les services d'hébergement en ressources de type familial

Parce que nous considérons que les parents sont généralement les mieux placés pour assurer la sécurité ou le développement de leurs enfants, nos professionnels travaillent prioritairement dans le milieu familial du jeune, en collaboration avec ses parents et quelques partenaires du réseau. Un retrait familial temporaire de l’enfant s’avère parfois nécessaire si la situation familiale se détériore. Des ressources telles les familles d’accueil prennent alors toute leur importance pour venir en aide à un jeune. 

Les références pour un placement en familles d’accueil peuvent aussi provenir des CLSC et des hôpitaux. En Chaudière-Appalaches, ce sont 240 familles d’accueil réparties un peu partout dans la région qui accueillent environ 700 jeunes par année. Celles-ci accomplissent un rôle majeur auprès des jeunes qui leur sont confiés. 

Les services en santé mentale

Parmi les jeunes recevant des services spécialisés, on remarque un nombre important de jeunes qui présentent un problème lié à la santé mentale associé à d’autres problématiques.

Un programme en santé mentale a donc été développé afin de répondre aux besoins de ces jeunes, sans pour autant se substituer aux services des CLSC ni aux services de pédopsychiatrie offerts par les partenaires. Les services sont offerts en concertation et en collaboration avec ces partenaires et autres organismes œuvrant en santé mentale. 

Ce programme s’adresse aux jeunes présentant une problématique de santé mentale ou suicidaire. 

Les services du programme en santé mentale sont les suivants : consultation auprès des intervenants, évaluations et suivis thérapeutiques. Ces services sont offerts par des équipes multidisciplinaires qui comprennent des psychologues, des infirmières, des intervenants sociaux et des éducateurs.

Quant aux parents des enfants présentant une problématique de santé mentale, ils sont alors rapidement dirigés vers la ressource la plus appropriée selon leur problématique.

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L'expertise à la Cour supérieure

Le Service d’expertise à la Cour supérieure procède à une évaluation complète et impartiale de la situation familiale et sociale d’un enfant dont la garde ou le droit d’accès font l’objet d’un litige entre les parents, les grands-parents ou des tiers. La cause ayant été inscrite à la Cour supérieure, ce service entre en jeu lorsque le juge ordonne une expertise avec le consentement des parties en cause. L’expertise est alors produite par un intervenant psychosocial ou un psychologue, membre de leur ordre professionnel respectif. Elle sera réalisée en prenant en considération les principaux facteurs dans la recherche du meilleur intérêt de l’enfant. Annuellement, ce sont entre 50 à 60 expertises qui sont réalisées.

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Les projets de vie permanents

Pour un enfant, avoir un projet de vie, c’est vivre dans un milieu stable, auprès de personnes significatives, un milieu où il peut trouver réponse à ses besoins et se développer à son maximum.

Pour la majorité des enfants, les personnes significatives auprès desquelles ils grandissent sont les parents naturels. Malheureusement, pour un petit nombre d’enfants, ce n’est pas possible. Leurs parents vivent des difficultés qui les empêchent de bien répondre à leurs besoins. C’est à ce moment que l’intervention de la DPJ est nécessaire. Ses intervenants ont la responsabilité d’aider les parents pour que les enfants demeurent le plus possible dans leur famille ou qu'ils retournent y vivre après une période de placement.

Lorsque ce n’est pas possible, la DPJ a la responsabilité d’offrir un autre milieu de vie à l’enfant qui lui assurera la stabilité dont il a besoin pour bien se développer. C’est ce qu’on appelle un projet de vie permanent.

Le choix d’un projet de vie pour un enfant est une décision déterminante qui aura un impact majeur sur son avenir. C’est pourquoi l’intérêt et les besoins de l’enfant guident le choix de ce projet de vie :

  • le placement de l’enfant à sa majorité auprès d’une personne significative (oncle, tante, grands-parents, etc.);
  • le placement à majorité en famille d’accueil.

Il existe aussi d’autres projets de vie :

  • le placement de l’enfant jusqu’à sa majorité dans une ressource spécialisée, comme un centre de réadaptation;
  • le projet de vie axé sur l’autonomie du jeune.

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Contribution parentale

Les parents dont un enfant est hébergé en famille d’accueil, au centre de réadaptation ou dans une ressource d’hébergement dans la communauté demeurent responsables de leur enfant en vertu du Code civil du Québec. C’est pourquoi une contribution financière est demandée aux parents lors du placement de leur enfant.

Ainsi, les parents et l’État assument conjointement les coûts d’hébergement d’un enfant. Ils peuvent aussi être sollicités par l’intervenant social responsable de l’enfant pour défrayer certains autres besoins, tels l’habillement et les loisirs, par exemple.

La contribution parentale demandée varie selon l’âge de l’enfant et ces taux sont indexés le 1er janvier de chaque année. La contribution est exigible pour chaque enfant hébergé. Aucune contribution n’est demandée pour les trente premiers jours d’hébergement, sauf s’il s’agit d’un deuxième hébergement à l’intérieur d’une même année.

Tous les parents n’ont pas à débourser le montant maximum, la méthode de calcul de la contribution tenant compte de la capacité de payer de chacun.

Les nouveaux taux maximum pour l'année 2019 sont :

de 4 ans et moins : 430,20 $

de 5 à 11 ans : 495,60 $

de 12 à 15 ans : 621,60 $

de 16 et 17 ans : 670,40 $

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