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Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches

4.3.3 Les mesures de prévention

La vaccination

La vaccination est la mesure la plus efficace et la plus sécuritaire pour éviter les maladies infectieuses. Au Québec, il existe des programmes de vaccination contre l’hépatite A, l’hépatite B et le VPH41. La réduction des nouveaux cas résultant de la vaccination réduit, au cours des années suivantes, le nombre de cancers liés à ces infections chroniques[265, 269]. En ce qui concerne l’hépatite C et le VIH, il n’y a pas encore de vaccin disponible[269].

De plus, certaines vaccinations sont recommandées et gratuites pour les personnes souffrant de conditions médicales particulières afin d’éviter certaines infections pour lesquelles elles sont plus vulnérables. Les personnes atteintes de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
peuvent devenir immunosupprimées, soit en raison des traitements ou de la maladie elle-même et peuvent bénéficier de ces services de vaccination lorsqu’ils sont indiqués.

L’adoption de comportements sécuritaires et l’approche de la réduction des méfaits

L’adoption de comportements sécuritaires permet de réduire considérablement les risques d’être infectés par les ITSS.

Les activités de prévention et de promotion ayant comme objectif de réduire ces infections et les cancers qui peuvent en découler visent donc à inciter les gens à :

  • cesser ou réduire l’usage de drogues et réduire le passage à l’injection;
  • éviter le partage de drogues, utiliser du matériel d’injection sécuritaire, améliorer l’accès au matériel d'injection stérile (réduit le risque d'acquisition des hépatites B et C et du VIH);
  • adopter des pratiques sexuelles sécuritaires (ex: port du condom, dépistage des ITSS);
  • s’assurer de pratiques stériles pour le matériel de tatouage et de perçage corporel.

Les projets de base comme la distribution de matériel sécuritaire pour l’injection, l’information et l’éducation ainsi que le dépistage et le counselling demeurent des priorités d’action auprès des groupes vulnérables[270].

Les programmes de renforcement du potentiel des jeunes, offerts en milieu scolaire, contribuent également à adopter des comportement sexuels sécuritaires et à réduire l’usage de drogues et le passage à l’injection.

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4.3.3 Les mesures de prévention

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Des services cliniques et préventifs

L’implantation des SIDEP auprès des personnes atteintes d’ITSS et leurs partenaires a débuté dans la région en 1987.

Ces services sont dispensés par l’ensemble des CSSS, en complémentarité avec des services cliniques médicaux de première ligne, et ils visent à :

  • dépister les personnes à risque, et traiter les personnes infectées;
  • intervenir en prévention auprès des personnes infectées et de leurs contacts;
  • conseiller les personnes infectées et les personnes à risque sur les façons de prévenir la dissémination du virus.

Le dépistage du cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du col utérin est démontré efficace pour en réduire la mortalité (Recueil statistique, section 1.2). Les filles vaccinées sont également visées par ce dépistage car le vaccin n’a pas d’impact de réduction des cancers sur les infections pré- existantes et n’est pas efficace à 100 %. Par contre, on sait qu’en 2005, 30 % des femmes de 18 à 69 ans de la région de la Chaudière-Appalaches n’avaient pas eu de dépistage au cours des trois dernières années[251].

Les programmes de traitement à la méthadone sont efficaces pour prévenir la transmission d'infections transmissibles par le sang. Entre autres, une étude a révélé qu'après quatre ans, les personnes qui n'avaient reçu aucun traitement avaient 4,2 fois plus de risque d'être séropositives que celles qui avaient suivi un traitement à la méthadone pendant deux ans ou plus[262].

Le traitement de l’infection pour prévenir le cancer

Le traitement des personnes infectées par le VPH réduit les risques de transmission et également les risques de complications telles que le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du col utérin.

Le traitement des personnes infectées par le virus de l’hépatite C et le virus du VIH réduit dans certains cas la transmission de l’infection et peut diminuer de façon importante les complications comme le cancer. En effet, il est démontré que le traitement des personnes atteintes d’hépatite C chronique réduit les risques de développer un cancer du foie de façon appréciable. Le traitement des personnes atteintes du VIH réduit les risques d'évoluer vers le sida, cause de nombreux types de cancers.

En pratique... dans la région

Les activités de prévention et de dépistage par les CSSS

Plusieurs activités de prévention et de dépistage sont offertes par les professionnels des CSSS de la région et certains organismes communautaires.

Auprès des jeunes dans les milieux scolaires et des clientèles vulnérables, des activités de prévention visant la promotion de santé sexuelle, la démystification de l’homosexualité, l’accessibilité au condom et la diminution de l’usage de drogue sont offertes.

Des SIDEP-ITSS sont offerts dans tous les CSSS et dans différents milieux où se trouvent les groupes vulnérables aux ITSS (centres d’éducation aux adultes, certains organismes communautaires, etc.).

Des services d’échange et de récupération des seringues (programme d’accessibilité au matériel d’injection sécuritaire) sont dispensés par les CLSC, centres hospitaliers et certaines pharmacies de la région.

La vaccination contre l’hépatite B (depuis 1996) et le VPH chez les filles (depuis 2008) est également offerte.

Les activités cliniques médicales

Les cliniques médicales soutenant la prévention des maladies infectieuses et des cancers qui y sont associés ont pour principales activités la détection des porteurs chroniques et le traitement des infections.

Recommandations

Les actions suivantes sont recommandées.

La promotion des saines habitudes de vie et la prévention des cancers appliquées au continuum de soins et de services en cancer

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Les priorités de l’exposition par des agents infectieux

Les travaux effectués auprès des équipes de la DSPE, des différents comités et des consultations avec des partenaires externes ont mené à retenir des priorités pour les prochaines années. Des critères de priorisation, présentés à l’annexe 3, ont soutenu la réflexion.

La promotion des saines habitudes de vie et la prévention des cancers appliquées au continuum de soins et de services en cancer

Les priorités de l’exposition dans l’environnement physique, au travail et par les agents infectieux

Les travaux effectués auprès des équipes de la DSPE, des différents comités et des consultations avec des partenaires externes ont mené à retenir des priorités pour les prochaines années. Des critères de priorisation, présentés à l’annexe 3, ont soutenu la réflexion.

La promotion des saines habitudes de vie et la prévention des cancers appliquées au continuum de soins et de services en cancer

41 Le vaccin contre le VPH a été homologué en 2010 pour les hommes et les garçons. Les recommandations des organismes officiels en vaccination sont attendues, comme le Comité consultatif national en immunisation et le Comité d’Immunisation du Québec en ce qui concerne l’utilisation de ce vaccin pour cette population.

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