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Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches
Vous êtes ici : Consulter le rapport en ligne > 4. Le cancer : protéger la santé > 4.3 L’exposition par des agents infectieux > 4.3.2 Les modes de transmission et les facteurs de risques des VPH, de l’hépatite C, de l’hépatite B et du VIH

4.3.2 Les modes de transmission et les facteurs de risques des VPH, de l’hépatite C, de l’hépatite B et du VIH

Le VPH

Parmi les nombreux génotypes du VPH, certains sont l’agent causal du cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du col et d’autres, sans lien avec le cancer, peuvent causer des infections anogénitales (condylomes ou verrues génitales). Le virus se transmet particulièrement lors de relations sexuelles non protégées[251]. Bien que le condom n’empêche pas totalement la transmission sexuelle du VPH, il peut diminuer les risques d’être infecté. La vaccination est reconnue efficace pour réduire l’infection de plusieurs génotypes causant le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
. Le dépistage et le traitement des personnes ayant des tests anormaux améliorent les chances de survie (Recueil statistique, section 1.2).

Le virus de l’hépatite C

La plupart des infections par le virus de l’hépatite C sont asymptomatiques au stade initial de la maladie et moins de 25 % des personnes infectées sont légèrement malades.

Au Québec, on estime que près de 2 000 nouvelles personnes reçoivent un diagnostic d’hépatite C à chaque année. Dans la région, environ 20 nouveaux cas[258] s’ajoutent annuellement à ceux qui ont déjà été déclarés. Beaucoup de personnes sont infectées depuis quelques années au moment du diagnostic sans toutefois connaître leur état. Ces personnes peuvent donc transmettre l’infection.

Au Québec et au Canada, l’usage de drogue par injection est responsable de 70 à 80 % des cas récents d’infection par le virus de l’hépatite C[259] en raison du partage du matériel servant à l’injection et à l’inhalation. Six à douze mois après leur première expérience, plus de la moitié des personnes (50 à 80 %) qui s’initient à la drogue par injection sont atteintes du virus de l’hépatite C. Selon l’étude canadienne I-TRACK, la prévalence du virus de l’hépatite C est très élevée chez les utilisateurs de drogues injectable (65,7%) en comparaison de la prévalence estimée à 0,8 % pour l’ensemble de la population canadienne[260].

Le virus de l’hépatite C, tout comme l’hépatite B et le VIH peuvent être transmis également par le tatouage ou le perçage corporel lorsqu’ils sont pratiqués avec du matériel non stérilisé[261].

L’infection par le virus de l’hépatite C peut être prévenue par la réduction de l’usage de drogue et en évitant le passage à l’injection, par l’utilisation du matériel d’injection sécuritaire ainsi que par l’utilisation de matériel stérile pour le tatouage et le perçage. Chez les personnes déjà infectées, la détection précoce des cas, la vaccination contre les hépatites A et B ainsi que le traitement de l’infection lorsque les conditions de réussites sont présentes contribuent à réduire le dévelopement du cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
. Chez les personnes utilisatrices de drogue injectable, le traitement à la méthadone a été démontré efficace pour réduire la transmission de l’infection au virus de l’hépatite C[262, 263].

Le virus de l’hépatite B

Près de 50 % des nourrissons et 5 % des adultes ayant présenté une hépatite aiguë deviennent porteurs chroniques du virus et demeurent contagieux, en général pour le reste de leur vie.

On estime que près de 5 % de la population au Canada a déjà contracté l’infection et que moins de 1 % est porteuse chronique. Plusieurs personnes ne connaissent pas leur état de porteur du virus, l’infection étant passée inaperçue. Au moment de mettre en place le programme de vaccination contre l’hépatite B, le taux d’incidence (Recueil statistique, section 1.2) était de 6,5 par 100 000 en 1993, soit 451 cas aigus déclarés[264, 265].

Au cours des récentes années, selon les données recueillies dans le registre des MADO, le nombre de cas d’hépatites B aiguës déclarés annuellement au Québec varie entre 34 et 46 cas[266], soit 10 fois moins qu’en 1993.

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4.3.2 Les modes de transmission et les facteurs de risques des VPH, de l’hépatite C, de l’hépatite B et du VIH

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Dans la région de la Chaudière-Appalaches, un total de 6 nouveaux cas d’hépatites B aiguës ont été déclarés et 37 porteurs du virus ont étés détectés et déclarés pour la première fois pendant les années 2005 à 2009.

Le virus de l’hépatite B est 10 fois plus infectieux que le virus de l’hépatite C, car il est présent en plus grande quantité dans les liquides considérés infectieux. Le virus de l’hépatite B se transmet par contact avec le sang (à travers la peau) et par les sécrétions génitales[252].

L’infection par le virus de l’hépatite B peut être prévenue par la vaccination, par la réduction de l’usage de drogue et en évitant le passage à l’injection, par l’utilisation du matériel d’injection sécuritaire, par des pratiques sexuelles sécuritaires ainsi que par l’utilisation de matériel stérile pour le tatouage et le perçage. La détection des personnes contagieuses et la vaccination préventive des membres du ménage et des contacts sexuels contribuent à contrôler la transmission à d’autres personnes. Chez les personnes déjà infectées, la vaccination contre l’hépatite A peut contribuer à diminuer les dommages hépatiques qui surviennent à la suite d’une deuxième infection au foie.

Le VIH

Toutes les personnes infectées par le VIH deviennent porteuses chroniques du virus et contagieuses pour le reste de leur vie. Si l’infection n’est pas traitée, elle évolue sur une période de 5 à 15 ans vers le sida avec un taux de mortalité (Recueil statistique, section 1.2) élevé. Depuis le développement des traitements avec les antirétroviraux, l’espérance de vie des personnes touchées a augmenté considérablement dans les pays industrialisés.

En 2008, Santé Canada estimait à 18 000 le nombre de personnes infectées par le VIH au Québec[267]. De 2002 à 2008, on observait annuellement au Québec entre 200 et 450 nouveaux diagnostics d’infection au VIH. Dans la région de la Chaudière- Appalaches, entre 1 et 14 cas s’ajoutent annuellement (médiane de 7)[268], principalement chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et des utilisateurs de drogues injectables. Toutes ces personnes s’ajoutent aux personnes infectées auparavant puisque 100 % des personnes infectées demeurent porteuses du virus à vie et peuvent le transmettre.

L’infection par le VIH peut être prévenue par la réduction de l’usage de drogue et en évitant le passage à l’injection, par le traitement substitutif à la méthadone chez les utilisateurs de drogues injectables[262], par l’utilisation du matériel d’injection sécuritaire, par des pratiques sexuelles sécuritaires ainsi que par l’utilisation de matériel stérile pour le tatouage et le perçage.

Le dépistage et la détection précoce des personnes infectées ainsi que le counselling sur les pratiques pour éviter la transmission par les personnes infectées peuvent contribuer à contrôler la transmission à d’autres personnes. Dans les pays développés, le traitement aux antirétroviraux a extrêmement diminué la morbidité et la mortalité (Recueil statistique, section 1.2) ainsi que les cancers qui apparaissent avec le sida. Chez les personnes infectées et sous antiviraux, le suivi médical soutenu et la détection précoce des cancers peuvent contribuer à diminuer la mortalité car le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
peut être difficile à traiter chez les personnes infectées par le VIH à la suite de l'affaiblissement de leur système immunitaire et à la réduction du nombre de globules blancs provoquée par la maladie.

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