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Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches
Vous êtes ici : Consulter le rapport en ligne > 4. Le cancer : protéger la santé > 4.1 L’exposition dans l’environnement > 4.1.5 L’exposition aux champs électromagnétiques

4.1.5 L’exposition aux champs électromagnétiques

Les champs électromagnétiques sont présents naturellement dans l’environnement et sont aussi produits par l’activité humaine. Ils existent d’abord partout où il y a de l’électricité transmise ou utilisée. L’usage accru de technologies faisant appel aux ondes de haute fréquence contribue également à accroître l’exposition des populations à différents champs électriques et magnétiques. Des préoccupations relatives aux effets sur la santé résultant de l’exposition aux champs électromagnétiques de basses ou de hautes fréquences ont conduit plusieurs chercheurs et institutions à s’intérerrer à cette problématique, notamment pour les risques accrus de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
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En ce qui a trait à l’exposition chronique aux champs électromagnétiques de basses fréquences (50-60Hz), l’OMS a classé le champ magnétique comme cancérigène possible (2B). Sa conclusion était principalement basée sur la synthèse des études épidémiologiques qui tendent à démontrer une association entre l’apparition du cancer chez l’enfant (leucémie) et la présence de champ magnétique. Bien que le lien de cause à effet ne soit pas démontré, certaines organisations et certains pays préconisent une approche prudente (principe de précaution) et proposent des mesures afin de réduire les expositions à ces champs.

Au Québec, un groupe de travail issu du réseau de la santé a déposé un rapport au MSSS en mai 2000. Le groupe conclut que « le lien causal entre l’exposition chronique aux champs électromagnétiques et l’apparition de cancers n’est pas établi. Néanmoins, compte tenu de l’absence d’explication évidente et des résultats inconstants des études épidémiologiques, on ne peut exclure l’existence d’un tel risque[220] ».

Plus récemment, l’NSPQ[221] a fait le point sur les plus récents développements en matière d’effets sur la santé au regard des champs électromagnétiques en documentant l’exposition de la population aux fréquences de 60 Hz. La possibilité d’un faible risque de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
, principalement de leucémie chez l’enfant, demeure mais le lien de cause à effet n’est toutefois toujours pas démontré. Les études sur la leucémie chez l’adulte quant à elles sont non concluantes. Les études sur le cancer du sein tendent plutôt vers une absence d’association. Pour les autres formes de cancer, les résultats actuels sont trop limités pour statuer sur ces risques. Ainsi, les connaissances scientifiques actuelles ainsi que les informations disponibles montrent que la présence de lignes de transport d’électricité fait en sorte qu’un léger degré d’incertitude demeure puisque celles-ci peuvent engendrer des champs électromagnétiques significatifs pour les populations demeurant à proximité. Chez l’enfant, il y a possibilité d’un faible risque de cancer, principalement de leucémie, à la suite d’une exposition prolongée aux champs magnétiques[221].

Dans la région de la Chaudière-Appalaches, on compte un seul corridor de transport d’électricité à haute tension, comportant trois lignes de 735 kV, qui traverse la région. Le réseau de distribution d’électricité comprend quant à lui une dizaine lignes de 69, 120, 230 et 315 kV ainsi que plusieurs postes de transformation qui permettent de desservir en électricité l’ensemble des municipalités. De nouvelles lignes de raccordement seront également construites pour relier les parcs éoliens des Moulins et du Massif du Sud dont la construction est envisagée dans les prochaines années. Lors du choix du tracé des lignes de transport, il demeure donc important de considérer le risque possible à la santé lié à l’émission de champs électromagnétiques afin de respecter une distance séparatrice adéquate entre les lignes à haute tension et les résidences.

Les champs électromagnétiques associés aux hautes fréquences (10 kHz à 300 GHz) incluent les radiofréquences employées pour la téléphonie mobile (cellulaire) et les micro-ondes (10 à 300 GHz). Les données disponibles pour connaître l’exposition du public aux champs électromagnétiques des radiofréquences sont relativement nombreuses pour les applications utilisant des fréquences supérieures à 400 MHz, mais beaucoup plus limitées pour les fréquences plus basses[39]. Le développement massif de la téléphonie mobile, n’incluant pas les téléphones cellulaires, étant relativement récent, on ne dispose pas aujourd’hui du recul suffisant pour conclure avec certitude à l’absence d’effets sanitaires. Un certain nombre d’études réalisées sur des populations professionnelles soulèvent des hypothèses d’augmentation de risque de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
tels les tumeurs cérébrales, les cancers des testicules, et les mélanomes oculaires. Selon l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, l’analyse des études disponibles fait ressortir que les radiofréquences supérieures à 400 MHz ne provoquent pas d’augmentation d’incidence (Recueil statistique, section 1.2) ou l’aggravation de cancers, en particulier pour des expositions chroniques. Les résultats convergent donc vers une absence d’effet cancérogène ou co-cancérogène des radiofréquences pour des expositions non thermiques.

L'exposition chronique aux radiofréquences émises par les antennes de stations de base des réseaux de téléphonie mobile a parfois été suspectée d'être à l'origine de cas de cancers survenant au cours d'une certaine période de temps et au voisinage de ces antennes. Il n'existe toutefois qu'un nombre limité d'études épidémiologiques explorant la relation entre antennes-relais et risque de cancers. Selon un rapport publié au Royaume Uni, les mesures d'émission des stations de base indiquent avec certitude que les expositions du public sont faibles, mais n'indiquent pas par elles-mêmes que ces faibles expositions n'aient pas de conséquences sur la santé.

Quant aux téléphones cellulaires, à ce jour, il n’y a pas de preuve de l’augmentation du risque de tumeur intracrânienne lié à l’utilisation régulière de téléphone mobile.

4.1.5 L’exposition aux champs électromagnétiques

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L'exposition aux champs de radiofréquence émis par les téléphones portables est généralement plus de 1 000 fois supérieure à l’exposition aux champs émis par les stations de base[222]. L’augmentation d’un risque de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
associé à l’usage de la téléphonie cellulaire ou d’autres équipements de communication sans fil n’a pas pu être démontrée de façon certaine. La plupart des corps scientifiques recommandent toutefois une surveillance continue des taux de maladies comme programme de santé publique responsable puisque les télécommunications sans fil ont été introduites relativement récemment dans le grand public.

4.1.5 L’exposition aux champs électromagnétiques

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Les recommandations

Les actions suivantes sont recommandées.

La promotion de la santé appliquée au continuum de soins et de services en cancer L’exposition dans l’environnement

Les priorités de l’exposition dans l’environnement physique

Les travaux effectués auprès des équipes de la DSPE, des différents comités et des consultations avec des partenaires externes ont mené à retenir des priorités pour les prochaines années. Des critères de priorisation, présentés à l’annexe 3, ont soutenu la réflexion.

La promotion des saines habitudes de vie1 et la prévention des cancers appliquées au continuum de soins et de services en cancer

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