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Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches
Vous êtes ici : Consulter le rapport en ligne > 4. Le cancer : protéger la santé > 4.1 L’exposition dans l’environnement > 4.1.4 L’exposition aux ultraviolets

4.1.4 L’exposition aux ultraviolets

Face au soleil, user de bon sens

Profiter du soleil fait partie des plaisirs de la vie. Grâce au soleil aussi, la peau fabrique la vitamine D. Celle-ci s’avère essentielle à la croissance et à la structure des os, prévient l’ostéoporose, et pourrait être un facteur de prévention pour le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
colorectal[7]. L’excès de soleil, par contre, vieillit la peau et peut causer le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
de la peau[181].

Le risque lié aux rayonnements ultraviolets

La carcinogénicité des rayonnements ultraviolets UVBUVB
Les rayons ultraviolets de type B (UVB) sont ceux qui causent le plus de dommages à la peau. Étant près de 1 000 fois plus puissants que les rayons UVA, ils sont les principaux responsables des coups de soleil.
et UVAUVA
Les rayons ultraviolets de type A (UVA) constituent la majeure partie de la lumière naturelle du soleil. Ces rayons sont capables de pénétrer profondément dans la peau, provoquant ainsi le vieillissement et l’apparition de rides.
est bien démontrée[182]. Le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
de la peau, avec ses trois types principaux (basocellulaire, spinocellulaire et mélanome), représente le cancer le plus fréquent au Canada[183]. Cependant, la plupart de ces cancers peuvent désormais être guéris s’ils sont détectés précocement[184, 185].
Avec un taux de survie (Recueil statistique, section 1.2) à 5 ans de 89 %[11], le mélanome s’avère le plus mortel des cancers de la peau[181, 184]. Une croissance quasi constante de l’incidence (Recueil statistique, section 1.2) du mélanome depuis 1969[11, 186] s’expliquerait par l’amélioration des enregistrements[186], une meilleure détection des lésions[11], en lien avec une sensibilisation accrue du public et des cliniciens[187], mais surtout par l’imprudence face aux rayonnements et les comportements de bronzage[11, 188]. La diminution de la couche d’ozone est également invoquée[181]. Chez les jeunes canadiens de 15 à 29 ans, l’incidence du mélanome en 2005 est inférieure aux niveaux atteints en 1996 et 2003. Toutefois, elle se situe encore au troisième rang parmi les plus élevées[11].

Depuis 1995, la mortalité (Recueil statistique, section 1.2) par mélanome au Canada s’est également stabilisée chez les hommes et a diminué chez les femmes[11]. L’augmentation de la survie (Recueil statistique, section 1.2) s’explique par l’amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services de détection précoce, de diagnostic et de traitement des lésions[11].

L’incidence du mélanome au Canada s’établissait en 2005, pour tous âges confondus, à 13 pour 100 000 chez les hommes et à 11 pour 100 000 chez les femmes[11]. Les taux de mortalité en 2004 s’établissaient à 3 pour 100 000 chez les hommes et à 1 pour 100000 pour les femmes[11]. Les taux d’incidence et de mortalité (Recueil statistique, section 1.2) sont donc plus élevés pour le sexe masculin[11] et en avançant en âge[188]. Cependant, chez les jeunes de 15 à 29 ans, les taux d’incidence (Recueil statistique, section 1.2) sont nettement plus élevés chez les femmes (37 pour 100 000) que chez les hommes (20 pour 100 000)[11].

Au Québec, les taux d’incidence du mélanome en 2005 se situent à 7 et 6 pour 100 000 respectivement chez les hommes et les femmes[189]. On doit escompter une sous- évaluation d’environ 35 % due aux modes d’enregistrement des données limités aux diagnostics faits en cours d’hospitalisation[11].

Facteurs de risque

Toute personne est susceptible de développer un cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
de la peau. Toutefois, certains facteurs de risque augmentent cette probabilité : le teint pâle, les cheveux blonds ou roux, les yeux bleus ou verts, une peau qui ne bronze pas, rougit et brûle facilement, des tâches de rousseurs, des coups de soleil au cours de l’enfance[190], une histoire personnelle ou familiale de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
de la peau, une exposition fréquente au soleil dans les loisirs ou au travail[184], des moles ou névi en quantité élevée[191]. Les brûlures au cours de l’enfance sont associées au mélanome et au cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
basocellulaire[192, 193] tandis que l’exposition chronique est associée au cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
spinocellulaire[193].

L’intensité des rayonnements s’accroît au printemps et à l’été, en se rapprochant de l’équateur et en montagne[194]. Les rayonnements du soleil sont intensifiés par des surfaces réfléchissantes tels le pavé, l’eau, la neige et le sable[194, 195]. Un couvert nuageux léger laisse pénétrer jusqu’à 50 % des rayons UVBUVB
Les rayons ultraviolets de type B (UVB) sont ceux qui causent le plus de dommages à la peau. Étant près de 1 000 fois plus puissants que les rayons UVA, ils sont les principaux responsables des coups de soleil.
[196].

L’écran solaire ne doit pas être utilisé pour prolonger le temps passé au soleil[181, 197, 198]. Aucun écran solaire (crème, lotion, etc.) n’élimine tous les rayons du soleil[199]. Utilisé correctement, il empêche les brûlures[200]. Cependant, ceci peut inciter à demeurer plus longtemps au soleil et représenter une fausse sécurité[200-202]. Sa disparition dans l’eau, par la transpiration[195, 203], l’essuyage, la friction des vêtements[204] et sa détérioration à la chaleur[198] et au soleil rend la protection incertaine et la réapplication nécessaire[195, 197, 205]. Son rôle dans la prévention du mélanome n’est pas démontré[193]. C’est pourquoi, il s’agit d’une solution complémentaire, lorsque le retrait de l’exposition et le recouvrement sont impraticables. Il faut alors réduire le temps passé au soleil plutôt que de le prolonger[181]. Le bronzage intentionnel est à éviter[200].

L’imprudence des bronzeurs

  • Selon une enquête canadienne réalisée en 2006, 49 % des jeunes femmes de 16 à 24 ans et 28% des hommes du même âge se font bronzer intentionnellement[206]. Chez les 25 à 44 ans, ce sont encore 30 % des femmes et 20 % des hommes qui pratiquent le bronzage. Au Québec, 18 % des adultes et 24 % des enfants avaient subi au moins un coup de soleil durant l’année précédente[206]. En 2009, un tiers des québécois n’examinent jamais leur peau[207].
  • L’exposition aux UVAUVA
    Les rayons ultraviolets de type A (UVA) constituent la majeure partie de la lumière naturelle du soleil. Ces rayons sont capables de pénétrer profondément dans la peau, provoquant ainsi le vieillissement et l’apparition de rides.
    des cabines de bronzage peut être plusieurs fois plus intense que celle du soleil
    [208]. Des mélanomes et même des mélanomes des yeux sont associés au bronzage artificiel[182]. Selon une enquête réalisée en 1996 par le MSSS, 19,5 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans et 17,1 % des 25 à 34 ans avaient fréquenté les salons de bronzage commerciaux au cours de l’année précédant l’enquête[209]. Environ 18 % des utilisateurs des 5 années précédentes y avaient subi des brûlures[210].

Prévenir le cancer de la peau en Chaudière-Appalaches

La région de la Chaudière-Appalaches présente des taux d’incidence annuels du mélanome semblables à ceux du Québec. Ils sont passés de 4,6 à 7,1 pour 100 000 entre les périodes de 1986-1990 et 2000-2005.

Évolution du taux d'incidence pour le mélanome de la peau

Le taux ajusté de mortalité (Recueil statistique, section 1.2) pour le mélanome de la peau, entre 2002 et 2006, est de 1,3/100 000 pour la région et de 1,7/100 000 pour le Québec. Cette différence n’est pas significative. Ceci représente environ cinq décès par an en Chaudière-Appalaches.

On observe quelques différences entre les taux d’incidence (Recueil statistique, section 1.2) par groupe d’âge de la région de la Chaudière-Appalaches par rapport au Québec, mais les taux pour la région doivent être interprétés avec prudence étant basés sur des faibles nombres. Les différences ne sont pas statistiquement significatives. Les taux tendent à augmenter avec l’âge.

Taux d'incidence, mélanome de la peau, 2001-2005

La prévention primaire

Selon le U.S. Task Force on Community Preventive Services, les données probantes concernant l’efficacité des mesures préventives demeurent limitées à des changements de comportements liés aux programmes à composantes multiples incluant des activités éducatives et des politiques et déployés en milieu scolaire primaire et en milieu récréotouristique[211]. À ceci s’ajoutent, selon des auteurs australiens, des campagnes communautaires et nationales bien orchestrées[212].

Le dépistage

Divers auteurs soulignent des progrès réalisés au niveau de la survie (Recueil statistique, section 1.2) en lien avec la détection plus précoce des lésions[213]. Cependant, les données demeurent insuffisantes pour recommander le dépistage de la population en première ligne ou l’auto-examen de la peau[214]. Les cliniciens sont toutefois invités à utiliser leur jugement clinique en présence d’une histoire familiale positive, d’une lésion suspecte ou d’une exposition fréquente au soleil.

L’OMS[181, 215], le Centers for Disease Control and Prevention[195], Santé Canada[216], la Société canadienne du cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
[217], le MSSS[218] et l’Association canadienne de dermatologie[219] recommandent tous de se protéger des effets néfastes dus aux rayonnements ultraviolets. Les mesures préconisées varient quelque peu, mais on s’entend généralement sur la nécessité de :

  1. Rechercher l’ombre lorsque le soleil est intense, c’est-à-dire entre 10 ou 11 heures et 16 heures (index UV de 3 et plus)25;
  2. Se couvrir avec des vêtements longs et amples, tissés serrés, des chapeaux à larges bords et des lunettes de soleil qui protègent contre les UVAUVA
    Les rayons ultraviolets de type A (UVA) constituent la majeure partie de la lumière naturelle du soleil. Ces rayons sont capables de pénétrer profondément dans la peau, provoquant ainsi le vieillissement et l’apparition de rides.
    et UVBUVB
    Les rayons ultraviolets de type B (UVB) sont ceux qui causent le plus de dommages à la peau. Étant près de 1 000 fois plus puissants que les rayons UVA, ils sont les principaux responsables des coups de soleil.
    ;
  3. Si une exposition ne peut être évitée, appliquer une crème solaire avec un facteur de protection solaire élevé (15 à 30 ou plus) ;
  4. Éviter les lampes solaires et les cabines de bronzage.

Certains organismes officiels recommandent aussi de surveiller sa peau, et en cas de lésion suspecte (ABCD),26 de consulter un médecin[185, 216, 218].

L’information sur ces mesures de protection est transmise dans le cadre de campagnes de sensibilisation nationales et médiatiques, ou d’interventions éducatives individuelles ou de groupes à l’intention des enfants, parents, vacanciers, du personnel de santé, du personnel scolaire, des éducateurs de la petite enfance, et des travailleurs dans les milieux de vie tels les écoles, garderies, et les milieux récréotouristiques ou de travail, etc. Des mesures environnementales et des politiques favorisant l’adoption des comportements de protection sont préconisées. Dans les écoles et les garderies par exemple, il s’agit principalement d’assurer la disponibilité de vêtements de protection, l’accès à l’ombre grâce à la présence d’arbres, de structures de jeu, de parasols, ou d’abris, et de mettre en place des horaires de jeu flexibles permettant d’éviter les heures de soleil intense[193].

4.1.4 L’exposition aux ultraviolets

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25 L’index UV peut être consulté chez Météo-Média : www.meteomedia.com/uvreport/uvyqb Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

26 ABCD : Ce moyen mnémotechnique rappelle les caractéristiques des lésions suspectes pour lesquelles il est recommandé de consulter : Asymétrie : différence de forme entre les 2 côtés de la lésion; Bordure irrégulière et indistincte; Couleurs variées; Diamètre : généralement plus de 6 mm, plus souvent retrouvé sur le tronc chez l’homme et sur les membres inférieurs chez la femme.

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