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Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches

4.1.1 L’exposition par l’air

Cette section se divise en trois thèmes: le radon, l’amiante et la pollution atmosphérique.

4.1.1.1 Le radon

Le radon est un gaz radioactif incolore et inodore qui provient de la dégradation de l’uranium présent dans le sol et qui migre vers la surface par les interstices des sous-sols des maisons.

Le CIRC reconnaît le radon comme cancérogène chez l’humain (preuves suffisantes) car il cause le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du poumon. Lors de la dégradation du radon dans l’environnement, il y a émission de particules alpha qui pénètrent les voies respiratoires et endommagent les cellules épithéliales.

Au Québec, on estime qu’environ 10 % de tous les cas de cancers du poumon sont associés à l’exposition résidentielle au radon, soit plus de 400 cas parmi les 4 100 cancers du poumon diagnostiqués annuellement[141, 142]. Après le tabac, le radon représente la deuxième cause de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du poumon. Cependant, l’exposition simultanée au tabac et au radon augmente le risque de cancer du poumon de façon synergique. La cessation tabagique reste donc la première mesure à prendre pour prévenir ce cancer, suivi par la réduction de l’exposition au radon.

Chez les non-fumeurs, le radon est la première cause de cancer du poumon. Santé Canada estime qu’un non-fumeur exposé toute une vie à de fortes concentrations de radon a environ 5 % plus de risque de développer un cancer du poumon[143]. Ce risque est en relation avec la concentration de radon inhalé et la durée de l’exposition.

Une personne doit être exposée plus de 4 heures par jour durant plusieurs années pour avoir une exposition significative[144]. Comme le radon est plus lourd que l’air, il se retrouve plus particulièrement au sous-sol et au rez-de-chaussée des maisons19. Ainsi, les personnes qui travaillent, dorment ou regardent la télévision plus de 4 heures au sous-sol sont plus à risque.

Bien que l’on ne dispose pas actuellement d’une cartographie complète des zones à risque, les données préliminaires révèlent que la population de Chaudière Appalaches, tout comme la population québécoise, ne semble pas exposée à de fortes concentrations de radon. Cependant, des résultats fragmentaires de mesure de radon dans certaines zones à risque en Chaudière-Appalaches révèlent des concentrations nettement au-dessus de la moyenne québécoise[145]. Des projets de mesure du radon dans les maisons devraient être mis en place pour mieux documenter cette question. Aussi, des efforts complémentaires devraient viser à mieux documenter ces problématiques et à mettre en évidence de façon plus exhaustive les zones potentielles de surexposition au radon dans la région. Pour ce faire, des projets de mesure du radon dans les maisons devraient être mis en place.

Les résultats ainsi obtenus pourraient être comparés à la ligne directrice actuelle de Santé Canada (juin 2009), qui est de ne pas dépasser 200 becquerels par mètre cube d’air (Bq/m3). Cependant, il faut noter que l’OMS recommande même, depuis septembre 2009, des niveaux de référence de 100 Bq/m3, et au moins en deçà de 300 Bq/m3. En effet, selon les experts de cette organisation, chaque augmentation de 100 Bq/m3 augmenterait le risque de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du poumon de 16 %[146].

4.1.1 L’exposition par l’air

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4.1.1 L’exposition par l’air

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4.1.1.2 L’amiante

L’amiante est un cancérogène reconnu chez l’humain (CIRC et Environnemental Protection Agency). Il est un des cancérogènes le mieux caractérisé avec les nombreuses études réalisées sur ce sujet. Ces recherches ont montré que tous les types d’amiante, y compris le chrysotile, sont susceptibles, bien qu’à des degrés divers, de causer des cancers et des maladies chez l’humain.

Selon l’OMS, les maladies liées à l’amiante sont toujours en progression. Les travailleurs qui manipulent de l’amiante (parfois à leur insu comme par exemple dans les travaux de rénovation) sont les plus exposés. Dans une moindre mesure, la population qui vit à proximité des lieux d’extraction ou d’utilisation de l’amiante ou qui fréquente un environnement bâti où l’amiante a été utilisé dans la construction est également exposée.

Les personnes exposées à de fortes doses d’amiante peuvent développer une fibrose des poumons appelée amiantose. Quant aux cancers susceptibles de se développer à la suite d’une exposition à l’amiante, il y a le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du poumon et le mésothéliome (tumeur rare qui s’attaque à la plèvre20, au péritoine21 ou au péricarde22). Selon la littérature, environ 80 % des cas de mésothéliome sont liés à l’exposition à l’amiante. Depuis peu, deux nouveaux cancers se sont ajoutés à la liste des cancers causés par l’amiante, soient ceux du larynx et des ovaires.

L’amiantose se développe lorsqu’on est exposé à de fortes concentrations d’amiante. Un seuil de protection peut être établi. Par contre, le risque de développer un cancercancer
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à la suite de l’exposition à l’amiante croît avec l’importance de l’exposition sans qu’il y ait pour autant un seuil de protection à faible dose. C’est ce que rappelle l’OMS dans sa recommandation de mettre fin à l’utilisation de tous les types d’amiante :

Sachant qu’il n’y a aucune preuve de l’existence d’un seuil pour l’effet cancérogène de l’amiante et que l’on a observé des risques de cancer accrus dans les populations très faiblement exposées, la façon plus efficace d’éliminer les maladies liées à l’amiante consiste à mettre fin à l’utilisation de tous les types d’amiante [149].

La région de la Chaudière-Appalaches produit encore de l’amiante. C’est la dernière région au Canada à le faire. Il existe actuellement des choix moins dangereux pour la santé pour toutes les utilisations actuelles de l’amiante. On doit donc s’attendre à ce que cette production cesse bientôt. C’est une bonne nouvelle pour la prévention des cancers mais une mauvaise nouvelle pour l’économie de plusieurs familles dans la région et cela mérite une attention particulière.

La population à proximité des mines est exposée aux résidus miniers à ciel ouvert (haldes d’amiante). La région de la Chaudière Appalaches partage ce risque avec la région de l’Estrie qui possède également des mines inactives sur son territoire. Afin de tenter d’évaluer l’impact de cette exposition sur la santé de la population, l’INSPQ a produit une étude pour estimer les risques de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du poumon et de mésothéliome liés à la présence de fibres d’amiante dans l’air intérieur des résidences et extérieur de la ville de Thetford Mines[150]. Les résultats de cette analyse montrent un risque à la santé attribuable à la présence d’amiante dans l’air de cette région qui se traduit par une estimation d’un nombre attendu accru de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du poumon et de la plèvre pour la population de la ville de Thetford Mines.

En effet, chaque année, environ 30 citoyens de la ville de Thetford Mines décèdent d’un cancer du poumon principalement dû à la cigarette. Selon le modèle le plus défavorable utilisé pour l’analyse de risque, un cancer supplémentaire pourrait s’ajouter par deux ans dû à la présence d’amiante dans l’air de la ville. Pour le modèle le plus favorable, on pourrait avoir un décès par cancer du poumon supplémentaire par 37 années. En résumé, la présence d’amiante dans l’air de la ville pourrait représenter de 2 à 33 décès supplémentaires de cancers du poumon et de la plèvre sur une période de 70 ans[150].

Ces estimations ne permettent pas de quantifier exactement le risque spécifique chez les fumeurs. Cependant, on sait que le risque de cancer du poumon des travailleurs fumeurs des mines exposées à l’amiante est multiplié par 10 par rapport aux non- fumeurs. Puisqu’aucun seuil sécuritaire d’exposition à l’amiante n’est connu, on peut raisonnablement penser que ce même effet multiplicatif du tabagisme existe aux niveaux mesurés d’exposition environnementale.

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4.1.1 L’exposition par l’air

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4.1.1.3 La pollution atmosphérique

Contrairement à d’autres facteurs comme le tabagisme, la pollution atmosphérique représente un risque individuel relativement faible pour la santé. Cependant, en termes de santé publique, les répercussions de ce type de pollution sont importantes, puisqu’un grand nombre de personnes sont exposées. Certaines personnes peuvent également subir plus fortement les effets de la pollution atmosphérique comme les enfants, les sportifs et les personnes âgées[151]. Plusieurs travaux de recherche nord-américains ont montré que la pollution atmosphérique provoque un nombre de cancers comparable à celui des cancers causés par le tabagisme passif[152].

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De même, l’OMS, estime que chaque réduction de la concentration moyenne annuelle des particules fines de 10 μg/m3 permet d’abaisser le risque de mortalité (Recueil statistique, section 1.2) prématurée toutes causes d’environ 6 %[153, 154]. Toute baisse des niveaux de pollution permet de réduire les risques pour la santé de la population. L’atteinte de certaines valeurs cibles, notamment celles proposées par l’OMS, permet de contribuer à la réduction de la mortalité associée à la pollution de l’air.

Parmi les polluants atmosphériques, plusieurs ont des effets cancérogènes à long terme[155]. C’est le cas des composés organiques volatils (COV) qui comprennent le benzène et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et qui sont principalement issus des véhicules et des rejets industriels. Les particules fines qui composent la pollution servent de vecteurs à différentes substances comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)[152, 156].

Le niveau de connaissance de la qualité de l’air extérieur en Chaudière-Appalaches est limité en raison du nombre réduit de stations d’échantillonnage opérées dans la région. On observe tout de même que, pour les années 1995 à 2003, il y a eu une moyenne de 1,6 journée de smog par année[13] et pour les années 2004 à 2007, une moyenne de 6 jours[14]. Quant à la ville de Lévis, l’examen des données de la qualité de l’air de la région de la Capitale-Nationale, située à proximité de Lévis, permet une meilleure estimation, avec une moyenne de 4 jours pour 1995 à 2003 et de 13 jours par année entre 2004 et 2007. Par ailleurs, les concentrations moyennes annuelles de particules fines ont légèrement diminué en Chaudière-Appalaches entre 2003 et 2007, alors que les concentrations enregistrées pour l’ozone sont demeurées stables depuis les années 1995[157].

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Transports

Malgré l’adoption de normes antipollution depuis les années 1970, le transport demeure une importante source de pollution atmosphérique et la principale cause de smog. Comme certains de ces polluants sont des cancérogènes démontrés ou probables, les émissions produites par les véhicules à moteur fonctionnant à l’essence ou au diesel peuvent contribuer à la survenue de cancers[161]. En effet, certaines études ont démontré l’existence d’un risque accru de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du poumon après une exposition de longue durée à la pollution et aux particules fines émises majoritairement par le transport[159, 162].

En Chaudière-Appalaches, environ 90 % de la population active de la région se rend en voiture au travail[163]. Seulement près de 1 % des déplacements sont effectués en transport en commun[19]. Ces chiffres s’expliquent par le fait que seulement 3 % du territoire est desservi par un service de transport en commun, soit presque exclusivement la population de la ville de Lévis[164] qui constitue toutefois environ 30 % de la population de Chaudière-Appalaches.

Industries

En Chaudière-Appalaches, la superficie du territoire consacrée aux développements résidentiels, aux parcs industriels et aux centres commerciaux augmentent d’années en années, signe du dynamisme économique de la région[165]. Or, la proximité des secteurs résidentiels avec certaines industries peut engendrer des risques à la santé pour la population.

Onze installations déclarent des rejets atmosphériques en raison de leur effet sur la santé et de leur contribution au smog. Elles sont situées en majeure partie dans le territoire du CSSS du Grand Littoral et de celui du CSSS de Beauce.
À titre d’exemple, l’exposition de populations demeurant à proximité d’usines de plastique renforcé (fibre de verre) qui émettent des oxydes de styrène a nécessité l’intervention de la DSPE dans un certain nombre de municipalités. Il s’agit d’un contaminant atmosphérique classé cancérogène possible (Groupe 2B) pour l’humain[166]. Afin de corriger la situation, il est désormais requis de respecter des paramètres de protection de la santé des citoyens lors de la demande du certificat d’autorisation d’exploitation de ces usines.

Quant à la raffinerie Ultramar, la plus importante de l’Est du Québec, elle déclare des émissions annuelles importantes de composés organiques volatifs (COV) (702 tonnes), d’hydrocarbures aormatiques polycycliques (HAP) dont le benzène (3,8 tonnes) et de particules fines (317 tonnes)[167]. Les améliorations technologiques ont permis une réduction appréciable des émissions polluantes par tonne de pétrole raffiné, de même que des rejets totaux pour la majorité des contaminants déclarés. En contrepartie, des augmentations de rejets pour certains des polluants peuvent atténuer ces gains environnementaux, compte tenu de l’augmentation de la production totale de la raffinerie aux cours des dernières années. Enfin, l’acquisition du boisé des Écarts en 2003 et du boisé de l’Abbaye en 2007 permet de mieux isoler la raffinerie des quartiers résidentiels tout en fournissant des espaces verts accessibles pour les communautés avoisinantes.

Stations d’échantillonage

Notons également que les émissions atmosphériques générées par l’incinérateur de déchets de Lévis, excédaient, auparavant, les critères mis en place par le Conseil canadien des ministres de l’environnement au niveau des dioxines et des furannes[168]. La situation a été corrigée à la suite des travaux de modernisation du four et d’épuration des gaz afin de respecter les normes québécoises et fédérales[2] ainsi qu’à l’instauration de la collecte sélective des déchets. Au cours des prochaines années, il sera important de continuer le suivi de la performance de l’incinérateur.

Résidences

Le chauffage au bois représente une source importante de contaminants dans l’atmosphère, dont certains ont des propriétés cancérogènes comme le benzène, les composés organiques volatifs (COV) et les hydrocarbures aormatiques polycycliques (HAP). Il est estimé que dans les quartiers résidentiels où le chauffage au bois est répandu, la qualité de l’air peut s’avérer moins bonne que celle d’un grand centre-ville comme Montréal[169].

Au Québec, le chauffage au bois résidentiel est responsable de la moitié des émissions de particules fines provenant des activités humaines. Selon Environnement Canada[26], un poêle à bois non certifié émet autant de particules fines dans l'atmosphère en neuf heures qu'un poêle certifié fonctionnant soixante heures ou une automobile de type intermédiaire parcourant 18 000 km en un an. Dans l’ensemble du Québec, le nombre d’installations de chauffage au bois a augmenté de 60 % de 1987 à 2000[170]. Comme le chauffage au bois est utilisé abondamment en Chaudière-Appalaches, il contribue de façon appréciable au smog hivernal, et ce, même à l’échelle de certaines municipalités.

19 Selon l’OMS, résultent d’expositions à faible et moyenne doses.

20 Enveloppe des poumons.

21 Enveloppe de l’abdomen.

22 Enveloppe du cœur.

23 Tas constitué avec les déchets de triage et de lavage d'une mine métallique.

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