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Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches
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Protéger la santé

4. Protéger la santé

Protéger la santé en réduisant au minimum l’exposition aux agents cancérogènes dans l’environnement physique des individus et des collectivités représente un des moyens d’agir sur la prévention des cancers. La gestion des risques par la santé publique doit prôner la réduction et l’élimination des risques chaque fois qu’il est possible de le faire et l’adoption d’une attitude vigilante afin d’agir de manière à éviter tout risque inutile[130].

Cette section présente l’exposition dans l’environnement, en milieu de travail et par des agents infectieux.

4.1 L’exposition dans l’environnement

Prévenir les cancers à toutes les étapes du continuum de soins de services.

L’environnement physique, c’est-à-dire la qualité de l’eau potable, des eaux de baignade, de l’air extérieur, de l’air intérieur et des sols, est en lien avec l’état de santé de la population.

Les cancers liés à l’exposition environnementale sont difficiles à étudier. En effet, les gens sont exposés tout au cours d’une vie à des centaines, voire à des milliers de contaminants présents dans l’air, l’eau, les aliments et le sol. De plus, la limite des données toxicologiques et épidémiologiques disponibles complique l’évaluation des expositions environnementales et du risque de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
[138].

Bien que les contaminants environnementaux soient des facteurs de risque pour certains types de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
, les données scientifiques actuelles ne permettent pas, la plupart du temps, de confirmer ou d’exclure l’existence d’un lien entre les deux. Le nombre de cancers liés à des substances carcinogènes dans l’environnement fait l’objet de bien des discussions en ce moment. On ignore le pourcentage exact de cancers liés à ce type d’exposition. On sait toutefois qu’une exposition continue ou prolongée à de fortes concentrations de substances carcinogènes accroît le risque de cancer[139].

Selon le CIRC, certaines substances retrouvées dans l’environnement sont reconnues cancérogènes chez l’humain (groupe 1)[138]. Parmi ces substances on note l’amiante, l’arsenic, le radon, les rayons solaires, le benzène et le formaldéhyde. Pour d’autres, la relation est moins certaine ou est à démontrer, On parle de facteurs environnementaux suspectés. À ce sujet, il est intéressant de noter que le choix des substances à évaluer repose, entre autres, sur leur volume de production sans nécessairement tenir compte du niveau d’exposition réel de la population. Ainsi, un grand nombre de personnes exposées à un cancérogène à faible dose peut avoir des répercussions aussi grandes, sinon plus grandes qu’une exposition à forte dose chez un nombre plus petit de personnes[140].


© Gouvernement du Québec, 2010