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Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches

3.3 Soutenir les actions préventives

Prévenir les cancers à toutes les étapes du continuum de soins de services.

3.3.1 Créer des milieux favorables

L’environnement physique, social, économique et culturel influence le risque de développer plusieurs cancers.

L'évolution des schèmes de la vie, du travail et des loisirs doit être une source de santé pour la population, et la façon dont la société organise le travail doit permettre de la rendre plus saine. La promotion de la santé engendre des conditions de vie et de travail sécuritaires, stimulantes, plaisantes et agréables[12]. Nos sociétés sont complexes et interreliées, et l'on ne peut séparer la santé des autres objectifs. Le lien qui unit de façon inextricable les individus et leur milieu constitue la base d'une approche socio- écologique de la santé.

L'évaluation systématique des effets du milieu sur la santé est indispensable, et plus particulièrement dans les domaines de la technologie, de l'énergie et de l'urbanisation qui évoluent rapidement. De plus, elle doit être suivie d'une intervention garantissant le caractère positif de ces effets sur la santé, au moins sans y nuire, en minimisant les effets négatifs inacceptables sur les autres dimensions. La protection des milieux naturels et artificiels et la conservation des ressources naturelles doivent recevoir une attention majeure dans toute stratégie de promotion de la santé[12].

3.3.1.1 La création d’environnements favorables

« La famille, la garderie, l’école, le milieu de travail, la communauté : voilà autant d’environnements sociaux qui, en raison des normes et des valeurs qui y sont véhiculées, influent sur les comportements liés à la santé et les habitudes de vie[1] ».

Dans la région de la Chaudière-Appalaches, la création des environnements favorables priorisent les modifications des milieux de vie suivants : le milieu scolaire, les municipalités et le milieu de travail, tant sur les plans physique, sociopolitique et économique, pour les rendre favorables à l’adoption et au maintien des saines habitudes de vie (installation de supports à vélo sécuritaires au travail, offre alimentaire de qualité à l’aréna, etc.).

Deux coups de maître intersectoriels : le Plan d’action gouvernemental pour la promotion des saines habitudes de vie et l’approche École en santé

Le Plan d’action gouvernemental pour la promotion des saines habitudes de vie et des problèmes reliés au poids 2006-2012. Investir pour l’avenir[6] propose une vision transversale de la santé par l’implication des ministères qui influence la création d’environnements sains.

En milieu scolaire, l’approche École en santé propose d'intervenir de façon globale et concertée en promotion de la santé et en prévention à partir de l'école, pour favoriser la santé, le bien-être et la réussite éducative de tous les enfants. Cela se concrétise par un ensemble d'actions déployées de façon cohérente par les divers acteurs et partenaires de l'école préoccupés par la réussite éducative, la santé et le bien-être des jeunes et qui travaillent en concertation[4].

Unir les efforts pour améliorer les environnements

La création d’environnements favorables à la santé et à la prévention des cancers est déjà amorcée dans la région.

Les communautés, avec l’appui de la DPSE et du réseau de la santé de Chaudière- Appalaches s’investissent dans la création d’environnements favorables tout particulièrement par deux moyens en collaboration avec les partenaires de la région :

  • Le 0•5•30 COMBINAISON PRÉVENTION0•5•30 COMBINAISON PRÉVENTION
    Programme visant la promotion du non usage du tabac (0), de la consommation d’au moins 5 portions de fruits et de légumes par jour (5) et de la pratique de 30 minutes d’activités physiques par jour. Les stratégies proposées sont : éducatives (permettant à tous d’avoir des connaissances et de développer des habiletés), environnementales (modifiant des milieux de vie : travail, école, municipalité...) et de communication (campagne de promotion provinciale régionale et locale sur les saines habitudes de vie). Pour en savoir davantage, consulter le site Internet : www.0-5-30.com/Chaudiere-Appalaches/notreRegion.asp
    , implanté dans la région, contribue à la promotion des saines habitudes de vie. Il comprend un volet environnemental. Les agents de promotion des saines habitudes de vie en CSSS en sont les promoteurs.
  • La Table régionale de concertation sur les saines habitudes de vie en Chaudière-Appalaches, entité issue du Plan d’action gouvernemental pour la promotion des saines habitudes de vie et des problèmes reliés au poids 2006-2012. Investir pour l’avenir[6].

De plus, l’Association régionale du sport étudiant de Québec et de la Chaudière- Appalaches est impliquée dans la promotion des saines habitudes de vie. Cet organisme à but non lucratif regroupe l'ensemble des établissements d'enseignement des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Il vise à développer, promouvoir et soutenir les programmes d'activités physiques et sportives dans les établissements d'enseignement en valorisant le sport comme moyen privilégié pour l'éducation et la santé[115].

En milieu de travail, les programmes de santé spécifiques aux établissements, implantés par les services locaux de santé publique en santé au travail, portent une attention aux agents cancérogènes présents ou émis en milieu de travail en vue de les éliminer en leur substituant des produits plus sécuritaires, sinon à les contrôlant et en protégeant adéquatement les travailleurs. Les établissements ciblés sont ceux définis prioritaires par la CSST. En plus des actions reliées aux risques liés au travail, les services de santé agissent parfois sur les habitudes de vie : à titre d’exemple, un milieu de travail, aux prises avec des agents potentiellement cancérogènes ou infllammables, est soutenu dans l’implantation d’une politique anti-tabac pour réduire le risque multiplié d’exposition chez les fumeurs ou les risques d’incendie.

3.3.1 Créer des milieux favorables

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Les municipalités ont le pouvoir d’adopter des politiques permettant l’intégration des notions de santé dans les projets municipaux existants. Par exemple, relevons les politiques familiales et les préoccupations pour des environnements sains. Les environnements sains peuvent inclure notamment des infrastructures sécuritaires favorisant le transport actif, la pratique de la marche et d’autres activités physiques, et le zonage municipal autour des établissements scolaires.

Le Réseau québécois de villes et villages en santé est un des moyens à la disposition des municipalités. Ce réseau vise notamment à inciter les municipalités à travailler avec leurs partenaires de la santé et ceux des autres secteurs concernés à la réalisation de projets concrets, favorables à la santé et à la qualité de vie des citoyens. Le réseau encourage la participation active des citoyens et des groupes communautaires[117]. Dans la région, huit municipalités participent à ce réseau : Saint-Georges, Saint-Just-de- Bretenières, Saint-Magloire, Saint-Séverin, Sainte-Marie, Saint-Fabien-de-Panet, Lotbinière, Montmagny[118]. Pour en savoir davantage sur les différentes expositions aux cancérogènes dans l'environnement, consulter la section 4.1

La création de milieux favorables à la santé dans les municipalités touche les communautés; relevons qu’elles permettent notamment de joindre les familles et les jeunes enfants.

Le partenariat public-privé est également impliqué. Par exemple, le MSSS a établi un partenariat avec la Fondation Lucie et André Chagnon dans le cadre du Plan d’action gouvernemental pour la promotion des saines habitudes de vie et des problèmes reliés au poids 2006-2012. Investir pour l’avenir[6]. L’adoption du projet de Loi n°1, en juin 2007, a permis la création du Fonds pour la promotion des saines habitudes de vie. À la suite d’une entente conclue entre le gouvernement du Québec et la Fondation Lucie et André Chagnon, des projets destinés aux jeunes Québécois de 17 ans ou moins et leur famille sont soutenus de façon paritaire[119].

Parmi les projets, relevons Québec en Forme. Cette organisation se donne pour mission de contribuer à favoriser, par le soutien de Projets de mobilisation de communautés locales, l'adoption et le maintien d'une saine alimentationalimentation
Ensemble des produits alimentaires consommés par un individu.
et d'un mode de vie physiquement actifmode de vie physiquement actif
Un mode de vie physiquement actif est un style de vie intégrant diverses formes d’activité physique à son quotidien. Il s’agit d’activités de loisir qui demandent un engagement musculaire (sports, jardinage, bricolage), de même que d’exercices de développement et d’entretien des déterminants de la condition physique (aquaforme, musculation), mais aussi d’activités de locomotion (marche, vélo, ski de fond) et utilitaires (entretien ménager, pelletage).
chez les jeunes Québécois, de la naissance à 17 ans inclusivement[120].

Les collaborations avec les partenaires intersectorielspartenaires intersectoriels
Les partenaires intersectoriels identifiés dans le Plan stratégique régional et intersectoriel de main-d’œuvre de Chaudière-Appalaches[5] sont les suivants : Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles; Ministère des Affaires municipales et des Régions; Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale; Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport; Ministère du Tourisme; Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation; Conférence régionale des élu(e)s de la Chaudière-Appalaches; Les municipalités régionales de comté; Les municipalités; Les cégeps; Les universités; Les commissions scolaires; Les centres locaux d’emploi; Les carrefours jeunesse-emploi.
sont amorcées. Elles devraient être intensifiées au cours des prochaines années.

Les stratégies de développement des communautés et de mobilisation sociale sont des moyens permettant de joindre les communautés dans leurs milieux et de travailler avec elles sur leurs préoccupations. Les équipes des CSSS peuvent les soutenir dans les démarches d’adoption des saines habitudes de vie, dans le cadre de leurs pouvoirs de promotion de la santé conférés par la Loi sur la santé publique[121]. Ces stratégies qui touchent les communautés représentent une avenue pour joindre les familles et les jeunes enfants.

3.3.1 Créer des milieux favorables

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3.3.1.2 Les conditions socioéconomiques

La défavorisation matérielle et sociale : un facteur de risque majeur

Lorsqu’on parle de défavorisation matérielle et sociale, on se réfère à des groupes de population moins bien nantis tant sur le plan matériel (revenu, diplômes d’études secondaires, emploi) que sur le plan social (personnes séparées, veuves, divorcées, vivant seules, familles monoparentales).

Cette situation, selon de nombreuses études, mène à des inégalités sociales entraînant du stress, des habitudes de vie néfastes à la santé, des problèmes de santé physique et mentale, l’exclusion, un taux plus élevé d’incapacité et la réduction de l’espérance de vie et trop souvent aussi à un risque plus élevé d’être exposé à des environnements défavorables. La persistance et le cumul de ces inégalités affectent la qualité de vie des individus et des familles et contribuent à prédisposer au cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
ou à des conséquences plus graves chez ceux qui en souffrent (détection tardive, complications, accès aux soins, perte de revenu, survie moindre). Le cumul de facteurs de risque est tout particulièrement identifié pour les jeunes dans le rapport du Directeur national de santé publique : La pauvreté et ses répercussions sur la santé des jeunes de moins de 18 ans. Riche de tous nos enfants[122].

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3.3.1 Créer des milieux favorables

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Les conditions de vie matérielles et sociales influent sur l’incidence de problèmes de santé. Les communautés défavorisées consultent moins souvent les services de santé et appliquent moins ou ont moins accès aux facteurs de protection susceptibles de les garder en meilleure santé que les communautés favorisées[123]. Cet état de fait exige de la part des CSSS et de leurs intervenants une utilisation renforcée de stratégies de promotion et de prévention en plus d’un soutien à l’action sociale et communautaire pour agir avec les communautés et les autres secteurs pour améliorer le contexte de vie et rendre les milieux plus favorables à la santé. Des études européennes et américaines attestent que la mortalité (Recueil statistique, section 1.2) par cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
frappe plus durement les catégories socioéconomiques défavorisées ou les territoires moins bien nantis[123].

Dans la région de la Chaudière-Appalaches, la relation entre la défavorisation matérielle et sociale et l’incidence du cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
ou la mortalité par cancer (Recueil statistique, section 1.2) ne peut être établie compte tenu des trop petites populations à comparer. Toutefois, les travaux effectués pour l’ensemble du Québec mènent à des conclusions probablement semblables à celles que l’on pourrait obtenir dans la région. Ainsi, des travaux sur les inégalités sociales et la mortalité des femmes et des hommes atteints de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
au Québec, pour la période 1994-1998, confirment l’effet multiplicateur que joue le cumul de défavorisation matérielle et sociale sur la mortalité par cancer, tout particulièrement pour les cancers touchant les poumons et le système digestif [123]. D’une manière plus spécifique :

  • les femmes des milieux les plus défavorisés ont 2,61 fois plus de risque de mourir par cancercancer
    Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
    du poumon, 2,09 par cancer du col de l’utérus et 1,34 fois pour l’ensemble des cancers comparativement aux femmes des milieux les plus favorisés;
  • les hommes des milieux les plus défavorisés ont 2,69 fois plus de risque de mourir par cancer du poumon, 1,85 pour l’ensemble des cancers, et 1,37 par cancer colorectal comparativement aux hommes des milieux les plus favorisés.

Le développement des enfants et le cumul de facteurs de risque

Les conditions dans lesquelles se développent les enfants influencent leur état de santé à l’âge adulte. En effet, les études montrent une forte relation entre le nombre d’expériences négatives au cours de l’enfance (incluant l’abus physique et sexuel au cours de l’enfance) et des problèmes au cours de la vie tels le tabagisme, l’inactivité physique, l’alcoolisme, l’abus de drogues, la dépression, les tentatives de suicide et la promiscuité sexuelle ainsi que l’augmentation du risque d’obésité et de maladies transmises sexuellement. Il existerait un lien entre la fréquence d’expériences négatives au cours de l’enfance et le risque de développer plusieurs maladies à l’âge adulte, incluant le cancer[124, 125].

Les mauvais traitements et les autres expériences négatives de l’enfance pourraient donc être parmi les facteurs de base influençant la santé, les risques de maladie et de mortalité (Recueil statistique, section 1.2). Ces expériences négatives pourraient être identifiées lors de l’examen de routine de tous les enfants[124].

Pour les parents, des données probantes indiquent que les visites à domicile sont plus efficaces pour renforcer des compétences parentales (attitudes et comportements parentaux) que pour réduire la violence et la négligence envers les enfants[126]. Malgré les résultats prometteurs d'un nombre restreint d'études sur les visites à domicile, il est clair que les visites à domicile ne peuvent à elles seules suffire à répondre à tous les besoins des familles à risque qui ont de jeunes enfants. Ces services ont de meilleures chances de réussir lorsqu'ils s'accompagnent d'un éventail de services communautaires de prévention et d'intervention tels que l’accès à des services de garde de qualité[127].

Des études seraient nécessaires afin de vérifier l’efficacité des différentes interventions auprès des familles à risque sur la réduction des problèmes de santé à l’âge adulte.

3.3.1 Créer des milieux favorables

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3.3.1.3 L’environnement physique

La qualité de l’environnement physique (qualité de l’eau potable, de l’air et des sols, qualité et sécurité des produits de consommation) et de l’environnement de travail exerce un effet sur la santé des populations. On connaît, par exemple, les liens entre l’exposition aux rayons ultraviolets et le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
de la peau[1], l’exposition à l’amiante chrysotile en milieu de travail et le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du poumon et le mésothéliome.

L’environnement physique comprend à la fois l’environnement naturel et les infrastructures reliées au cadre bâti, c’est-à-dire l’environnement bâti[128]. Plus précisément, l’environnement bâti comprend les maisons, les écoles, les lieux de travail, les parcs, les aires de loisir, les centres d’affaires et les routes. Il inclut également les lignes de transmission électrique, les sites d’enfouissement des déchets, les autobus et les autoroutes. L’environnement bâti concerne tous les bâtiments, espaces et produits qui sont créés ou modifiés par l’être humain. L’environnement bâti influence tant l’environnement physique intérieur et extérieur (par exemple changements climatiques et qualité de l’air intérieur ou extérieur) que l’environnement social (par exemple participation publique, capacités des communautés et investissements), et éventuellement, la santé et la qualité de vie[129].

La contribution à la gestion des risques par les intervenants de santé publique face aux agents cancérogènes dans l’environnement et en milieu de travail doit prôner la réduction et l’élimination des risques chaque fois qu’il est possible de le faire et l’adoption d’une attitude vigilante afin d’agir de manière à éviter tout risque inutile[130].

Ces sujets sont traités aux sections L’exposition dans l’environnement et L’exposition au travail.

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