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Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches
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3.1.4 L’activité physique au quotidien

L’être humain est fait pour bouger. La littérature scientifique démontre de façon très convaincante que la pratique régulière d’activités physiques est requise pour la santé, et ce, à tout âge. Aussi la pratique régulière d’activités physiques est associée à un risque réduit d’être atteint de certains cancers.

Selon les travaux du FMRC, la sédentarité accroît le risque de prise de poids, de surplus de poids et d’obésité d’une manière convaincante[7]. Le lien entre l’obésité et le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
est traité à la section Le poids santé.

Activité physique et santé

L’activité physique est essentielle à la santé. De nombreux avis d’autorités scientifiques et médicales de rayonnement national ou international le confirment[62, 63]. En effet, les recherches indiquent clairement qu’en plus d’améliorer et d’entretenir la condition physiquecondition physique
La condition physique réfère au niveau de développement de qualités physiques et motrices telles l’aptitude cardiorespiratoire, la proportion de graisse dans la masse corporelle, la force, la puissance et l’endurance musculaires, de même que la flexibilité, la coordination et l’équilibre. Une personne en bonne condition physique a une meilleure capacité fonctionnelle : elle éprouve moins de difficultés à exécuter des tâches liées aux études, au travail et aux activités quotidiennes et de loisir.
et la capacité fonctionnelle, la pratique régulière d’activités physiques diminue le risque d’être atteint de divers problèmes de santé et d’en mourir de façon prématurée[64, 65].

L’être humain est fait pour bouger. La littérature scientifique démontre de façon très convaincante que la pratique régulière d’activités physiques est requise pour la santé, et ce, à tout âge. Aussi la pratique régulière d’activités physiques est associée à un risque réduit d’être atteint de certains cancers.
Selon les travaux du FMRC, la sédentarité accroît le risque de prise de poids, de surplus de poids et d’obésité d’une manière convaincante[7]. Le lien entre l’obésité et le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
est traité à la section Le poids santé.

L’activité physique et le cancer

En plus des bienfaits confirmés de la pratique d’activités physiques et d’une bonne aptitude cardiorespiratoireaptitude cardiorespiratoire
L’aptitude cardiorespiratoire (ou aptitude aérobie) est la capacité du système cardiorespiratoire – cœur, poumons, circulation sanguine, cellules musculaires, etc. – à transporter et à utiliser de l’oxygène pour faire un travail musculaire. On évalue l’aptitude aérobie en mesurant la consommation maximale d’oxygène (VO2max). Comme bien d’autres qualités physiques ou mentales, l’aptitude cardiorespiratoire d’une personne dépend notamment de ses prédispositions génétiques. Mais toute personne qui augmente sa pratique d’activités physiques aérobies profitera d’une amélioration de son aptitude cardiorespiratoire et d’une diminution du risque d’être atteinte de certains types de cancer.
dans la prévention des maladies cardiovasculaires (dont l’hypertension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux), du diabète de type 2 et du surplus de poids, des recherches ont démontré que la pratique régulière d’activités physiques a un effet protecteur contre certains cancers.

En effet, comme le souligne le FMRC[7], l’activité physique réduit les risques de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du côlon (de 30 à 50 %), du sein chez les femmes ménopausées (de 50 à 60 %) et de l’endomètre (de 30 à 40 %).

L’activité physique et le risque de cancer selon le FMRC

Un nombre croissant d’études suggèrent que l’exercice physique prévient également le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du poumon, du pancréas et du sein avant la ménopause[7]. Certaines recherches suggèrent qu’on peut ajouter le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
de la prostate (de 10 à 30 %) à cette liste[65-67] bien que dans ce cas, l’effet protecteur semble moins marqué.

L’exercice physique « n’immunise » pas contre le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
, mais par son effet protecteur, il s’avère un allié majeur pour réduire le risque d’en être atteint.
Plusieurs facteurs risquent de modifier le niveau d’activité physique dans le futur. Le développement économique a comme effet de réduire les activités physiques liées au travail, aux tâches domestiques et au transport. Dans les pays industrialisés, les activités physiques de loisir sont presque les seules à pouvoir augmenter la dépense énergétique quotidienne.

3.1.4 L’activité physique au quotidien

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Les mécanismes

Certains cancers pour lesquels l’activité physique joue un rôle préventif documenté sont parmi ceux dont la prévalence est la plus élevée. Des recherches épidémiologiques futures, menées auprès de plus grandes cohortes, révèleront peut-être qu’un mode de vie physiquement actifmode de vie physiquement actif
Un mode de vie physiquement actif est un style de vie intégrant diverses formes d’activité physique à son quotidien. Il s’agit d’activités de loisir qui demandent un engagement musculaire (sports, jardinage, bricolage), de même que d’exercices de développement et d’entretien des déterminants de la condition physique (aquaforme, musculation), mais aussi d’activités de locomotion (marche, vélo, ski de fond) et utilitaires (entretien ménager, pelletage).
a aussi un effet préventif vis-à-vis des cancers de prévalence moins élevée. En effet, lorsque l’on examine les mécanismes physiologiques par lesquels l’exercice physique peut réduire le risque de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
(ce n’est que depuis environ deux décennies qu’on commence à les cerner) on peut penser qu’ils s’appliquent à tous les types de cancer ou, à tout le moins, à plusieurs.

On connaît au moins sept mécanismes physiologiques qui pourraient expliquer le lien entre la pratique régulière d’activités physiques et la réduction du risque de cancer[68].

Mécanismes de prévention du cancer par l’activité physique

1. Contrôle de la masse grasse par la diminution de l’adiposité

Le premier et le plus important de ces mécanismes est le maintien d’un poids normal et, pour les personnes qui ont du poids à perdre, la réduction du volume de tissu adipeux. Le tissu adipeux est formé en grande partie d’adipocytes, des cellules agissant comme de véritables glandes paracrines10 et endocrines11. En effet, les adipocytes libèrent plusieurs substances dans la circulation qui accélèrent la prolifération des cellules cancéreuses. En plus d’augmenter la résistance à l’insuline, la graisse corporelle en excès est une source d’œstrogènes, des hormones qui réduisent l’activité des cellules tueuses (lymphocytes NK, aussi appelées cellules tueuses naturelles), ce qui accentue la multiplication des cellules cancéreuses. La graisse libère aussi des cytokines, qui augmentent l’inflammation chronique, ce qui crée un milieu propice au développement des cellules cancéreuses.

Substances sécrétées par les cellules adipeuses augmentant le risque de cancer

Comme le soulignait le Comité scientifique de Kino-Québec dans L’activité physique et le poids corporel[70], l’excès de poids résulte toujours d’un bilan énergétique positif, d’où le rôle important que peut jouer l’exercice physique dans le contrôle du poids, tant chez les adultes que chez les jeunes.

3.1.4 L’activité physique au quotidien

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L’exercice physique :

  • stimule la fonction cardiorespiratoire;
  • facilite le maintien d’un poids normal;
  • facilite la perte de poids lorsqu’elle est nécessaire;
  • facilite le maintien du poids après amaigrissement (si l’activité physique est combinée avec une alimentationalimentation
    Ensemble des produits alimentaires consommés par un individu.
    appropriée).

2. Réduction de l’action des hormones sexuelles

L’activité physique inhibe l’effet négatif qu’ont les œstrogènes sur l’activité des cellules tueuses. Et si elle s’accompagne d’une perte de poids, l’activité physique réduit la quantité d’œstrogènes (hormones associées au cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
du sein) et d’androgènes (hormones associées au cancer de la prostate et du testicule) en circulation dans le sang.

3. Amélioration de la fonction immunitaire

La fonction immunitaire diminue avec l’âge, ce qui augmente le risque d’infection, de tumeurs et de maladies auto-immunitaires. Théoriquement, des activités physiques à une intensité modérée devraient inverser les effets négatifs du vieillissement sur le système immunitaire tout en affectant à la baisse la prolifération de lymphocytes NK. À l’inverse, l’activité physique augmente le nombre de cellules tueuses en circulation et améliore la circulation sanguine, ce qui permet aux cellules tueuses et aux autres substances du système immunitaire de circuler plus facilement dans le corps, processus indispensable pour prévenir, entre autres, l’infection d’une plaie, l’apparition de cancers par une réduction de la prolifération des cellules cancéreuses, ainsi que d’autres maladies.

4. Diminution de la résistance à l’insuline

On sait depuis plusieurs années que l’activité physique améliore la sensibilité à l’insuline, ce qui permet au glucose de pénétrer à l’intérieur des cellules plus facilement, avec moins d’insuline. Cela résulte en une diminution de la quantité d’insuline circulante pour une même élévation de la glycémie, après un repas. Une concentration moins élevée d’insuline diminue la prolifération des cellules cancéreuses, et réduit l’effet antiapoptose12 de cette dernière.

5. Diminution de l’activité inflammatoire

L’inflammation est un processus normal et courant qui permet la « réparation » de tissus lésés. Elle est essentielle pour maintenir l’intégrité du corps humain, mais elle favorise le développement de cellules cancéreuses. En effet, lorsqu’elle devient chronique, l’inflammation est doublement associée à un risque accru de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
: par la sécrétion des cellules pro-inflammatoires qui induisent la prolifération des cellules cancéreuses, et par l’augmentation du nombre de vaisseaux sanguins au pourtour du tissu inflammé (vaisseaux qui alimentent les cellules cancéreuses). Le phénomène d’inflammation permet au cancer d’envahir l’organisme et de poursuivre sa croissance. On estime que plus d’un cancer sur six est directement lié à un état d’inflammation chronique[71].

La contraction musculaire vient contrecarrer l’inflammation en augmentant la sécrétion dans la circulation sanguine de substances anti-inflammatoires (IL-6) qui inhibent l’activité de facteurs pro-inflammatoires (TNF-α et IL-1) et stimulent la sécrétion des autres substances pro-inflammatoires (TNF-R, IL-1ra, IL-10). C’est la diminution des réserves de glycogène musculaires pendant l’exercice qui serait à l’origine du relâchement d’IL-6.

6. Diminution du temps de transit intestinal

En diminuant le temps de transit intestinal, l’activité physique permet de réduire le temps de contact entre les selles et la muqueuse de l’intestin, ce qui atténue le risque de modification de l’ADN des cellules. L’activité physique favorise également l’évacuation des acides de la vésicule biliaire qui peuvent devenir cancérogènes s’ils entrent en contact avec les bactéries du système digestif.

7. Augmentation de la défense antioxydante

L’oxydation se produit lorsque l’oxygène entre en contact avec une substance et entraîne une réaction chimique qui libère des électrons, appelés « radicaux libres ». Ces derniers endommagent les tissus avoisinants par collision. Résultat : l’ADN de certaines cellules peut être endommagé, ce qui peut être à l’origine du développement de cellules cancéreuses. Certes, la consommation d’oxygène accrue au cours de l’exercice aérobie augmente la présence de radicaux libres dans l’organisme. Mais pour pallier cette augmentation de la quantité de radicaux libres, le corps s’adapte en améliorant ses défenses antioxydantes : l’activité des enzymes chargées de neutraliser les radicaux libres augmente. Une personne profitant d’une bonne condition physiquecondition physique
La condition physique réfère au niveau de développement de qualités physiques et motrices telles l’aptitude cardiorespiratoire, la proportion de graisse dans la masse corporelle, la force, la puissance et l’endurance musculaires, de même que la flexibilité, la coordination et l’équilibre. Une personne en bonne condition physique a une meilleure capacité fonctionnelle : elle éprouve moins de difficultés à exécuter des tâches liées aux études, au travail et aux activités quotidiennes et de loisir.
est donc mieux protégée contre l’effet nocif des radicaux libres.

L’activité physique et la cessation tabagique

À ces sept mécanismes physiologiques pouvant expliquer l’effet préventif de l’activité physique vis-à-vis du cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
s’ajoute notamment le fait que l’augmentation de la ventilation à l’effort résulte en une élimination accrue des substances nocives du tabac, d’où un risque moins élevé de cancer du poumon chez les fumeurs physiquement actifs comparativement aux fumeurs sédentaires. Des recherches effectuées auprès de 36 929 fumeuses physiquement actives et fumeuses sédentaires ont en effet montré que les premières étaient 35 % moins à risque de développer un cancer du poumon que les fumeuses sédentaires[72].

3.1.4 L’activité physique au quotidien

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Sans être à lui seul suffisant pour cesser de fumer, l’exercice physique peut aider les personnes qui le veulent, car il atténue les symptômes de sevrage de même que les envies de fumer[77]. À ce jour, on dénombre une vingtaine d’études expérimentales montrant qu’une période d’exercice physique réduit le désir de fumer et les symptômes de sevrage chez des fumeurs abstinents. Ces études montrent qu’après une période allant jusqu’à 17 heures d’abstinence, les fumeurs éprouvent une moins grande envie de fumer, moins de symptômes de sevrage et de pensées négatives, et ce, pendant et jusqu’à 30 minutes après l’exercice.

Des périodes courtes d’exercice physique peuvent donc donner d’aussi bons résultats que de plus longues périodes[77]. Dans quelques études, on a observé que l’activité physique peut réduire le gain de poids suivant l’abandon tabagique [78, 79]. Il faut donc inviter les personnes qui fument à cesser de fumer tout en augmentant leur niveau d’activité physique, d’autant plus qu’un excès de poids est associé à un risque accru de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
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L’activité physique, la grossesse et la cessation tabagique

Des femmes enceintes13 ayant bénéficié d’un soutien à la cessation tabagique, de conseils personnalisés et d’un programme d’exercice physique déclaraient que le programme les avait aidées à contrôler leur poids, à diminuer leurs envies de fumer et à augmenter leur niveau de confiance dans leur aptitude à cesser de fumer. Au huitième mois de grossesse, 25 % des femmes avaient complètement cessé de fumer. Ces dernières avaient également atteint l’objectif de pratiquer 110minutes d’activités physiques par semaine à la fin du traitement[80].

Kino-Québec a publié un guide à l’intention des femmes enceintes ou celles qui souhaitent le devenir. On y retrouve des conseils sur la pratique sécuritaire d’activités physiques de même que des exemples d’exercices qui peuvent être faits à la maison. Ce guide permet également de faire la lumière sur les différentes questions entourant la pratique d’activités physiques pendant la grossesse (changement du poids corporel, développement du fœtus, accouchement, allaitement, dépression post-partum, etc.).

3.1.4 L’activité physique au quotidien

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L’activité physique, le stress et la cessation tabagique

Si l’activité physique aide les ex-fumeurs à ne pas recommencer à fumer, c’est peut-être notamment parce qu’elle s’accompagne de la production d’endorphines. Les endorphines sont en quelque sorte des hormones du plaisir. En plus de renforcer le système immunitaire et de protéger du stress, elles favorisent la bonne humeur et provoquent un sentiment d’euphorie. Privée de nicotine, une personne qui a cessé de fumer peut en quelque sorte atténuer le « déplaisir » découlant du sevrage en profitant des effets d’une activité aérobie sur la production d’endorphines.

Ce que les enquêtes révèlent (Recueil statistique, section 4.3)

Chez les personnes âgées de 18 ans et plus, les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2007-2008, montrent qu’au Québec, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à ne pas atteindre le niveau minimal d’activité physique de loisir recommandé[30]. Bien que la différence ne soit pas significative dans la région, on observe la même tendance.

Proportion de la population (18 ans et plus) n’atteignant pas le niveau minimal recommandé d’activité physique de loisir, 2007-2008

Chez les jeunes de 12 à 17 ans, les données sur les activités physiques de loisir[30] montrent que tant dans l’ensemble du Québec que dans la région, une plus grande proportion d’adultes que de jeunes n’atteignent pas le niveau minimal recommandé, soit, pour la région, 65 % des adultes comparativement à 45 % des jeunes.

L’activité physique : lignes directrices

Compte tenu de l’effet préventif démontré de l’activité physique vis-à-vis de plusieurs types de cancers, il s’avère fondamental de promouvoir un mode de vie physiquement actifmode de vie physiquement actif
Un mode de vie physiquement actif est un style de vie intégrant diverses formes d’activité physique à son quotidien. Il s’agit d’activités de loisir qui demandent un engagement musculaire (sports, jardinage, bricolage), de même que d’exercices de développement et d’entretien des déterminants de la condition physique (aquaforme, musculation), mais aussi d’activités de locomotion (marche, vélo, ski de fond) et utilitaires (entretien ménager, pelletage).
auprès de l’ensemble de la population. C’est pourquoi, il s’avère fondamental de promouvoir un mode de vie physiquement actif auprès de l’ensemble de la population. Faire ne serait-ce qu’un peu d’activité physique est plus profitable pour la santé que de ne pas en faire du tout. Les personnes sédentaires ont avantage à débuter par des activités de faible intensité, puis de parvenir progressivement à faire au moins le volume minimal recommandé d’activité d’intensité moyenne. Il s’avère donc fondamental de promouvoir un mode de vie physiquement actif auprès de l’ensemble de la population[68].

Voici les lignes directrices que l’on peut proposer. Elles découlent des travaux du Comité scientifique de Kino-Québec et sont congruentes avec celles d’autres organisations, par exemple le U.S. Department of Health and Human Services[63].

  • Tous les jeunes (enfants et adolescents) devraient faire le plus possible d’activité physique : sports et jeux, déplacements et tâches quotidiennes; et ces activités devraient être diversifiées et appropriées au développement des habiletés motrices et des déterminants de la condition physiquecondition physique
    La condition physique réfère au niveau de développement de qualités physiques et motrices telles l’aptitude cardiorespiratoire, la proportion de graisse dans la masse corporelle, la force, la puissance et l’endurance musculaires, de même que la flexibilité, la coordination et l’équilibre. Une personne en bonne condition physique a une meilleure capacité fonctionnelle : elle éprouve moins de difficultés à exécuter des tâches liées aux études, au travail et aux activités quotidiennes et de loisir.
    . Plus le volume et l’intensité des activités physiques et sportives sont élevés, plus les bénéfices seront importants, sauf dans les cas extrêmes[81]. De plus, la politique Pour un virage santé à l’école. Politique-cadre pour une saine alimentationalimentation
    Ensemble des produits alimentaires consommés par un individu.
    et un mode de vie physiquement actifmode de vie physiquement actif
    Un mode de vie physiquement actif est un style de vie intégrant diverses formes d’activité physique à son quotidien. Il s’agit d’activités de loisir qui demandent un engagement musculaire (sports, jardinage, bricolage), de même que d’exercices de développement et d’entretien des déterminants de la condition physique (aquaforme, musculation), mais aussi d’activités de locomotion (marche, vélo, ski de fond) et utilitaires (entretien ménager, pelletage).
    [53] cible la pratique d’une heure par jour d’activite physique d’intensité moyenne ou élevée à l’école, à la maison ou tout autre endroit propice.
  • Les adultes devraient faire, chaque semaine, au moins 150 minutes d’activité aérobie d’intensité moyenne ou 75 minutes à intensité élevée, ou une combinaison équivalente (par exemple 50 minutes d’activité aérobie d’intensité moyenne et 50 minutes à intensité élevée). On recommande d’atteindre ce volume d’activité physique aérobie par des séances idéalement réparties tout au long de la semaine (au moins 10 minutes par période d’activité). Ils devraient également faire, deux fois ou plus par semaine, des exercices de musculation d’intensité modérée sollicitant les grands groupes musculaires. En cas d’impossibilité, que ce soit pour des problèmes de santé chroniques ou pour d’autres raisons, les adultes devraient être aussi actifs que possible et faire des exercices d’équilibre et de flexibilité afin de réduire le risque de chute.

3.1.4 L’activité physique au quotidien

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Des actions pour la région

Dans la région, de nombreuses activités sont organisées, tant par le réseau de la santé que par les partenaires. La promotion d’un mode de vie physiquement actifmode de vie physiquement actif
Un mode de vie physiquement actif est un style de vie intégrant diverses formes d’activité physique à son quotidien. Il s’agit d’activités de loisir qui demandent un engagement musculaire (sports, jardinage, bricolage), de même que d’exercices de développement et d’entretien des déterminants de la condition physique (aquaforme, musculation), mais aussi d’activités de locomotion (marche, vélo, ski de fond) et utilitaires (entretien ménager, pelletage).
est l’affaire de tous. Relevons les campagnes effectuées par Kino Québec qui s’adressent à des publics diversifiés.

La consolidation des équipes de promotion des saines habitudes de vie des CSSS par l’intégration de kinésiologues14 ou d’éducateurs physiques dans chaque point de service serait nécessaire.

Les actions s’adressent à tous les groupes d’âge. Les actions auprès des tout-petits ne doivent pas être négligées. Développer le plaisir de bouger et de faire des jeux actifs dès la petite enfance et assurer l’accès à des aires de jeu sécuritaires dans toutes les communautés demeurent des défis pour la région.

En milieu scolaire, l’approche École en santé et la Politique-cadre pour une saine alimentationalimentation
Ensemble des produits alimentaires consommés par un individu.
et un mode de vie physiquement actifmode de vie physiquement actif
Un mode de vie physiquement actif est un style de vie intégrant diverses formes d’activité physique à son quotidien. Il s’agit d’activités de loisir qui demandent un engagement musculaire (sports, jardinage, bricolage), de même que d’exercices de développement et d’entretien des déterminants de la condition physique (aquaforme, musculation), mais aussi d’activités de locomotion (marche, vélo, ski de fond) et utilitaires (entretien ménager, pelletage).
constituent des opportunités pour motiver et soutenir la pratique d’activités physiques chez les jeunes. En ce sens, l’approche École en santé propose d’accompagner les écoles et ses partenaires en vue d’accroître l’efficacité des interventions de promotion de la santé et de prévention réalisées pour améliorer la réussite et la santé des jeunes. Elle s’actualise par une démarche qui consiste à réunir, dans le projet éducatif et le plan de réussite de l’école ainsi que dans les plans d’action des partenaires, un ensemble des mesures appropriées de promotion de la santé. Quant à la Politique-cadre, elle a pour but de soutenir les milieux scolaires dans l’offre d’un environnement favorable à l’adoption et au maintien des saines habitudes de vie incluant la saine alimentation et un mode de vie physiquement actif ainsi qu’au développement de compétences personnelles des élèves à cet égard.

Pour les 50 ans et plus, à titre d’exemple, relevons la programmation d’activités Ainergie Plein air offerte par la Maison des Aînés de Lévis qui initie à l’activité physique en plein air, invite au dépassement et fait connaître les ressources du milieu.

3.1.4 L’activité physique au quotidien

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Afin que l’activité physique joue un rôle protecteur contre le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
, la participation de tous est requise. En effet, les parents, les intervenants du milieu de la santé, scolaire, municipal et communautaire ainsi que des secteurs publics et privés et les organisations sportives sont invités à créer des environnements plus attrayants, qui réduisent les obstacles à la pratique régulière d’activités physiques de loisir et de déplacement.

Recommandations

Les actions suivantes sont recommandées.

La promotion des saines habitudes de vie et la prévention des cancers appliquées au continuum de soins et de services en cancer

10 Paracrine : qui sécrète des substancse agissant sur des tissus avoisinants.

11 Endocrine : qui sécrète des substances dans la circulation sanguine agissant sur des tissus cibles
distants.

12 Antiapoptose : bloque le processus par lequel des cellules déclenchent leur auto-destruction en réponse à un signal.

13 Kino-Québec a publié un guide à leur intention. On y retrouve des conseils sur la pratique sécuritaire d’activités physiques de même que des exemples d’exercices qui peuvent être faits à la maison. Ce guide permet également de faire la lumière sur les différentes questions entourant la pratique d’activités physiques pendant la grossesse (ex. changement du poids corporel, développement du fœtus, accouchement, allaitement, dépression post-partum, etc.). Il peut être téléchargé gratuitement du site Internet de Kino-Québec : www.kino-quebec.qc.ca.

14 Les kinésiologues sont des professionnels de la santé spécialisés en sciences des activités physiques et sportives, qui utilisent l’exercice physique à des fins de prévention, de traitement et d’amélioration de la santé et de la condition physiquecondition physique
La condition physique réfère au niveau de développement de qualités physiques et motrices telles l’aptitude cardiorespiratoire, la proportion de graisse dans la masse corporelle, la force, la puissance et l’endurance musculaires, de même que la flexibilité, la coordination et l’équilibre. Une personne en bonne condition physique a une meilleure capacité fonctionnelle : elle éprouve moins de difficultés à exécuter des tâches liées aux études, au travail et aux activités quotidiennes et de loisir.
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