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Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches

3.1.3 Le poids santé

Le poids santé représente un facteur de protection contre le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
. À l’inverse, un surplus de poids en augmente les risques.

Une augmentation inquiétante du poids au cours des années

L’augmentation rapide de l’embonpoint et de l’obésité dans le monde est apparue tout particulièrement depuis le début des années 1980, en même temps que l’urbanisation et de l’industrialisation des pays[7]. La sédentarité et la consommation d’aliments élevés en matières grasses et en sucres influencent directement l’état de santé des populations, notamment par l’augmentation du poids corporel.

Chez les enfants, la situation est particulièrement préoccupante. Au Québec, en 2004, 15 % des enfants de 2 à 17 ans faisaient de l’embonpoint et environ 7 % étaient obèses[57]. Ces taux sont préoccupants puisque l’obésité juvénile augmenterait les risques d’obésité à l’âge adulte et les problèmes qui y sont associés.

Quelques définitions relatives au surplus de poids.

Le surplus de poids se calcule à l’aide de l’IMC8. La mesure du tour de taille est également un bon indicateur de risque pour la santé.

Le FMRC identifie le surplus de poids par le terme corpulence, référant à un IMC≥ 25.

Au Québec comme ailleurs au Canada, on utilise la terminologie « surplus de poids » :

  • Chez les adultes de 18 ans et plus, à l’exclusion des femmes enceintes et celles qui allaitent, le surplus de poids correspond à un IMC ≥ 25,0, divisé en embonpoint (IMC situé entre 25,0 à 29,9) et obésité (IMC ≥ 30,0)[58]. L’obésité de divise en différentes catégories, non abordées dans le cadre du rapport.
  • Chez les enfants, les nouvelles courbes de croissance de l’OMS incluent des critères permettant d’évaluer le surplus de poids[59] :
  • Chez les enfants de 2 à 5 ans, des seuils ont été établis à partir des courbes de poids par rapport à l’âge : risque d’embonpoint : > 85e percentile; embonpoint : > 97e percentile; obésité : > 99,9e percentile;
  • Chez les enfants de 5 à 19 ans : embonpoint : >85e percentile; obésité : > 97e percentile.

Le lien avec le cancer

Les preuves scientifiques sur les liens entre le cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
et le surplus de poids et l’obésité, ainsi que l’activité physique sont de plus en plus nombreuses[7].
Les travaux du FMRC montrent le fort lien entre la corpulence9 et le risque de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
. Au Québec, on parle davantage de surplus de poids.

« Le surpoids et l’obésité augmentent le risque de développer certains cancers. Ils accroissent également le risque d’autres pathologies notamment la dyslipidémie, l’hypertension, l‘accident vasculaire cérébral, le diabète de type II non insulinodépendant et les maladies coronariennes [...] Le maintien d’un poids optimal tout au long de la vie pourrait être l’un des principaux moyens de se protéger du cancer[7] » tout en protégeant contre plusieurs autres pathologies chroniques courantes.

La corpulence et le risque de cancer selon le FMRC

Les mécanismes

Les études montrent d’une manière convaincante les liens entre le gras corporel et plusieurs types de cancercancer
Maladie caractérisée par la prolifération anormale et désordonnée des cellules. À l’exception des cellules cancéreuses, certains fluides physiologiques (sang, liquide lymphatique) forment par la suite une tumeur maligne (dite tumeur primaire) qui envahit les tissus adjacents. Pour beaucoup de cancers, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes et y proliférer. Ces proliférations, distantes de la tumeur primaire, sont appelées métastases.
. L’obésité influence le niveau de plusieurs hormones et de facteurs de croissance. L’augmentation des niveaux d’insuline et de leptine chez les personnes obèses peut contribuer à la croissance des cellules cancéreuses. Les hormones œstrogène, androgène et progestérone sont également impliquées : les niveaux hormonaux étant déséquilibrés par les niveaux élevés de tissus adipeux.

L’obésité est également caractérisée par un état inflammatoire chronique léger avec jusqu’à 40 % du tissu adipeux qui est constitué de macrophages. Les cellules adipeuses produisent des facteurs pro-inflammatoires. L’individu obèse a des concentrations élevées de facteurs de nécrose tumorale (FNT-alpha, interleukines (IL)-6) et de protéine-C réactive comparativement aux personnes maigres et autant de leptines qui fonctionnent comme une cytokine inflammatoire. Ceci augmente le processus menant à l’inflammation de la cellule et à l’augmentation du risque de développer un cancer[7]. (Consulter Un long processus inflammatoire dans la section 1.1.2)

Ce que les enquêtes révèlent
(Recueil statistique, section 4.4)

Selon les plus récentes données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (2007-2008)[30], la proportion des résidants de Chaudière-Appalaches âgés de 18 ans et plus qui présentent un surplus de poids (IMC >25) atteint 50 % de la population, représentant environ 156 700 personnes. Cette donnée est comparable à celle du Québec où 48 % de la population est touchée par un surplus de poids.

Qui sont les personnes présentant un surplus de poids? Dans la région, ces personnes sont davantage des hommes (57 %). Il s’agit principalement de personnes âgées de 25 ans et plus. Les données régionales ne montrent pas de lien entre l’obésité et le niveau de revenu ou la scolarité. Toutefois, pour l’ensemble du Québec, le surplus de poids est lié à la faible scolarité (secondaire 5 non complété), mais n’est pas lié au revenu.

Depuis l’année 2003, la proportion d’hommes et de femmes avec un surplus de poids est stable. L’augmentation de cette proportion est observable sur une plus longue période de temps. Ainsi, entre 1990 et 2004, la proportion de personnes ayant un surplus de poids est passé de 43 % à 56 % chez les québécois de 18 à 74 ans[60].

Évolution de la proportion de personnes de 18 ans ou plus présentant un surplus de poids

La recommandation des experts : maintenir un poids santé

Les travaux du FMRC ont mené à la recommandation suivante : « Être aussi mince que possible, dans les limites de la fourchette de poids normal[7] ».

D’une manière plus précise, les recommandations sont les suivantes :

  • suivre l’évolution de la courbe de poids au cours de la croissance des enfants et des adolescents afin que l’IMC atteigne la zone inférieure de la fourchette normale à l’âge de 21 ans;
  • à partir de 21 ans, maintenir le poids corporel dans les limites de la fourchette normale;
  • pendant l’âge adulte, éviter la prise de poids et l’augmentation du tour de taille.

Au Québec, le principal outil pour planifier la prévention des problèmes reliés au poids est le Plan d'action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids 2006-2012. Investir pour l'avenir[6].

« D’un point de vue de santé publique, les problèmes reliés au poids deviennent la conséquence de multiples facteurs qui vont au-delà des facteurs individuels que sont l’hérédité, l’apport alimentaire et la dépense d’énergie. On pense, entre autres, aux facteurs de la communauté tels les transports publics, l’aménagement urbain, la disponibilité et l’accessibilité des aliments ou encore l’offre de service en activité physique, ces facteurs étant eux-mêmes sous l’influence de politiques plus globales, d’ordre régional et national, voire international[6] ».

Ainsi, pour la prévention des problèmes reliés au poids, les experts s’entendent pour dire que pour être efficace, une combinaison d’actions sur les politiques publiques, les environnements et auprès des individus doit être envisagée.

Chez les enfants, les auteurs du volet portant sur le surplus de poids chez les enfants de l’Étude longitudinale sur le développement des enfants du Québec concluent qu’ « au-delà des campagnes de sensibilisation et des actions menées sur le plan familial, il apparaît important de poursuivre les efforts afin de créer et de promouvoir des environnements alimentaires sains ainsi que des environnements favorisant la pratique d’activités physiques dans les différents milieux où les enfants grandissent et se développent tels les milieux de garde, l’école et la communauté locale[57] ».

Les travaux du FMRC ont également confirmés le lien entre la prévention de l’obésité à l’âge adulte et le fait d’avoir été allaité[7]. Pour plus d’information sur l’allaitement maternel, consulter la section 3.1.7.

3.1.3 Le poids santé

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Des approches environnementales pour prévenir l’obésité

Des approches environnementales, telles que l’accès à des infrastructures sportives, à des aliments de qualité, à des restaurants offrant des menus santé, sont en pleine expansion dans la région. De nombreux acteurs sont impliqués : milieux de garde, milieux de travail, municipalités, milieu scolaire, etc. Les acteurs tels que la Table régionale de concertation sur les saines habitudes de vie en Chaudière-Appalaches sont directement impliqués.

3.1.3 Le poids santé

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Recommandations

Les actions suivantes sont recommandées.

La promotion des saines habitudes de vie et la prévention des cancers appliquées au continuum de soins et de services en cancer

8 L’IMC se définit comme le poids en kilogrammes divisé par la taille en mètres carrés : IMC = poids (kg) / taille (m)2.

9 Corpulence : IMC ≥ 25.


© Gouvernement du Québec, 2010