14 février 2017

    

Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe B des jeunes enfants vivant ou se faisant garder dans la MRC de Lotbinière : état de situation

Par Diane Morin, avec la collaboration de François Léveillé

Bouton Web campagne vaccin IIM-B

Bilan en date du 16 janvier

Aucun cas d’infection grave à méningocoque de type B n’a été observé dans le secteur de Lotbinière depuis le début de la vaccination des jeunes enfants réalisée en septembre 2016.

Entre janvier 2014 et août 2016, la Direction de santé publique (DSPublique) avait reçu huit déclarations d’infection grave et invasive à méningocoque de type B chez des enfants de trois ans et moins qui habitaient la MRC de Lotbinière. La décision d’offrir la vaccination avait été prise en considérant la persistance de nouveaux cas dans ce groupe d’enfants et particulièrement la survenue des trois derniers cas entre mai et août 2016. Il s’agissait d’une situation particulière qui n’était pas observée dans le reste de la région et du Québec.

La vaccination : où en est-on?

Des séances de vaccination massive ont eu lieu en septembre et novembre 2016. Selon les données disponibles, un peu plus de 1600 jeunes enfants de la MRC de Lotbinière visés par cette vaccination ont reçu au moins une première dose du vaccin en date du 12 janvier 2017.

Selon l’analyse de la DSPublique du CISSS de Chaudière-Appalaches, les taux de couverture vaccinale sont plus élevés de façon générale dans les municipalités où des cas d’infection grave à méningocoque de type B ont été observés. Il est logique de penser que les parents sont plus sensibilisés et veulent davantage protéger leur bébé (voir ci-dessous la carte détaillée des couvertures vaccinales pour l’ensemble de la MRC).

Recommandations de la DSpublique

La deuxième dose est nécessaire pour apporter une protection significative du vaccin contre cette maladie. Cette vaccination se poursuit jusqu'au 30 septembre 2018. En tout temps, les parents peuvent faire vacciner leurs enfants en contactant leur CLSC.

Nous comptons sur la collaboration des professionnels de la santé de la région pour maintenir ou augmenter les couvertures vaccinales pour la clientèle visée. Rappelons que cette vaccination gratuite est recommandée pour les jeunes enfants qui n’ont pas commencé la maternelle (nés après le 30 septembre 2011) :

    • Ceux qui habitent dans la MRC de Lotbinière de façon continue ou en garde partagée.
    • Ceux qui se font garder régulièrement dans la MRC de Lotbinière, même s'ils habitent à l’extérieur de cette MRC, par exemple :
      • l’enfant qui fréquente un milieu de garde public (CPE);
      • l’enfant qui est gardé dans un milieu privé, tel que dans une famille, chez une gardienne privée ou chez les grands-parents.

N. B. : la vaccination est indiquée pour les enfants qui se font garder dans la MRC de Lotbinière une fois aux deux semaines ou plus.

Estimation des couvertures vaccinales contre le méningocoque de sérogroupe B, situation au 31 décembre 2016, territoire de CLSC de Lotbinière

Source : MSSS, Registre de vaccination du Québec et ISQ, Estimation de la population des municipalités du Québec consulté le 2016-10-12 
http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/structure/index.html Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
Production : CISSS-CA, DSPublique, EMI, 2017

                         

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Le virus Zika : sachez gérer ce risque. Quels sont les pays touchés et quelles sont les recommandations?

Par Sylvie Lemieux

Quels sont les pays touchés?

En date du 20 janvier 2017, le virus Zika continue de se propager dans les régions où les moustiques vecteurs sont présents. Même si la transmission a diminué dans certains pays, la vigilance est de mise.

  • 70 pays ont rapporté des cas d’infection au virus Zika transmis par les moustiques depuis 2015.
  • 29 pays ont rapporté des cas de microcéphalies ou d’autres malformations du système nerveux central potentiellement associées à l’infection au virus Zika. Une étude américaine estime à 6 % le risque de malformations neurologiques chez les bébés nés de mères ayant été infectées par le virus Zika, possiblement durant leur grossesse. Cette estimation inclut tant les infections symptomatiques qu’asymptomatiques.
  • 21 pays ont rapporté une augmentation des cas de syndrome de Guillain-Barré (SGB) et/ou une confirmation d’infection au virus Zika parmi les cas de SGB. 

Il y a également un potentiel de transmission du virus Zika dans les endroits où des cas n’ont pas été signalés et qui sont adjacents à des pays ou des régions où des cas de transmission locale ont été rapportés.

Pour suivre les changements épidémiologiques, consultez régulièrement l’ état de situation Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Qu’en est-il de la situation aux États-Unis?

Aux États-Unis, il y a eu transmission active du virus Zika dans la région de Miami-Dade, en Floride. Récemment, l’état du Texas a rapporté un premier cas acquis localement à Brownsville. L’enquête épidémiologique a permis d’identifier de nouveaux cas, suggérant un risque de transmission dans cette région. 

La carte des régions à risque aux États-Unis est mise à jour régulièrement. Elle est accessible à cette adresse :  http://www.cdc.gov/zika/intheus/maps-zika-us.html Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Dans quels pays les cas d’infections rapportés au Québec ont-ils été acquis?

Entre le 1er janvier et le 25 octobre 2016, le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) a signalé au MSSS 62 cas d’infection à virus Zika. Selon les informations disponibles pour 50 cas, tous les cas, sauf un, ont été acquis en voyage, dont la majorité en provenance d’Amérique latine et des Caraïbes. Il n’y a pas de transmission locale par les moustiques au Québec.

Quelles sont les recommandations?

Avant le départ 

Les voyageurs devraient consulter une clinique de santé-voyage, de préférence six semaines avec le départ.

Le Comité consultatif québécois sur la santé des voyageurs (CCQSV) continue à recommander, entre autres, aux femmes enceintes et celles qui envisagent de le devenir :

  • d’éviter tout voyage dans les pays avec une transmission active du virus Zika, incluant les régions touchées de la Floride et du Texas;
  • de considérer d’éviter ou de différer tout voyage dans les régions adjacentes aux régions/pays touchés par une transmission active du virus Zika.

Si le voyage ne peut être évité ou différé, des mesures strictes de protection individuelle pour se protéger des piqûres de moustiques devraient être suivies en raison de l’association entre l’infection à virus Zika et le risque accru d’effets graves pour la santé du fœtus.

Pendant le voyage

Les voyageurs devraient se protéger contre les piqûres de moustiques en tout temps, car le virus Zika est transmis par un moustique qui peut piquer durant la journée et en soirée. Pour plus d’informations sur les mesures de protection contre des piqûres de moustiques, les patients peuvent se référer au site Internet suivant : http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/se-proteger-des-piqures-de-moustiques/Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Étant donnée la possibilité de transmission du virus Zika par voie sexuelle, l’utilisation du condom est recommandée.

Au retour

Dans les 14 jours après le retour, les  personnes qui développent des symptômes compatibles avec une maladie à virus Zika (fièvre, éruption cutanée, céphalée, conjonctivite, etc.) doivent consulter rapidement un médecin (de façon urgente s’ils font de la fièvre pour qu’un diagnostic de paludisme puisse être éliminé). De plus, on ne doit pas utiliser des AINS ou de l’ASA tant qu’un diagnostic de dengue n’est pas éliminé.

Les professionnels de la santé qui prennent soin des femmes enceintes doivent les questionner sur leur histoire de voyage. Les recommandations concernant les tests diagnostiques pour les femmes enceintes ayant eu une exposition potentielle au virus Zika durant leur grossesse sont disponibles sur le site du LSPQ au https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/documents/lspq/lettre_annonce_zika_v5_20160819_site_web.pdf Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

De plus, il ne faut pas oublier que des recommandationsCet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. existent pour les partenaires sexuels de femmes enceintes, ou planifiant une grossesse,ayant voyagé ou considérant un voyage dans une zone de transmission du virus Zika. En effet, des cas de transmission sexuelle du virus Zika de l’homme vers la femme ont été décrits et le virus peut persister dans le sperme des hommes infectés pour une période de temps prolongée. Les hommes devraient éviter d’avoir des rapports sexuels ou utiliser le condom pendant six mois après leur retour de voyage ou durant toute la grossesse si leur partenaire est enceinte.

Quant aux femmes, elles devraient éviter d’avoir des rapports sexuels ou utiliser le condom ou autre méthode barrière avec leur partenaire durant deux mois après la sortie de la zone touchée. 

Vous voulez en savoir davantage?

Les recommandations complètes  du CCQSV sur le virus Zika ainsi que la liste des autres ressources utiles sont disponibles dans les publications « Vigie en santé des voyageurs » de l’Institut national de santé publique du Québec à l'adresses suivante : https://www.inspq.qc.ca/surveillance-des-actualites-en-sante-des-voyageurs/v17-n9 Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Pour plus d’information sur les mesures de prévention et les recommandations concernant les femmes enceintes ou qui planifient une grossesse, lisez les Recommandations pour les professionnels de la santé : prévention et dépistage de l'infection par le virus Zika chez la femme enceinte ou désirant le devenir et son partenaire Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.émises par le groupe de travail sur les infections materno-fœtales du CHU Sainte-Justine.

 
Sources :  

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Prévention de l’ophtalmie néonatale : position du MSSS!

Par Brigitte Fournier

En août dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) réaffirmait la nécessité de poursuivre l’administration systématique, à tous les nouveau-nés, d’une chimioprophylaxie à base d’onguent d’érythromycine afin de prévenir la conjonctivite néonatale causée par une infection à Neisseria gonorrhoeae.

Le MSSS a mis sur pied un groupe d’experts afin de revoir les recommandations québécoises, à la lumière de la position de la Société canadienne de pédiatrie (SCP) émise en 2015, intitulée La prévention de la conjonctivite néonatale.

Ces experts ont conclu que, actuellement au Québec, les conditions qui permettraient de cesser, de façon sécuritaire, l’administration systématique, à tous les nouveau-nés, d’une chimioprophylaxie visant la prévention de la conjonctivite néonatale ne sont pas réunies.

Afin de prévenir l’ensemble des complications associées aux infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) pendant la grossesse, il faut, en plus d’administrer de façon systématique une chimioprophylaxie à base d’onguent d’érythromycine, s’assurer :

  • que le dépistage de ces infections soit offert de façon systématique à toutes les femmes enceintes, conformément aux recommandations du Guide québécois de dépistage des ITSS Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.;  
  • que les traitements soient administrés aux femmes infectées et que les analyses pour évaluer l’efficacité du traitement soient effectuées, conformément aux recommandations contenues dans les guides sur les traitements pharmacologique des ITSS Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. publiés par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux.

Pour plus d'information

Vous pouvez consulter la position du MSSS à l’adresse suivante : http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2016/16-08-04-prevention_conjonctivite.pdfCet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

                            

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