Situation des cas de gastroentérite à Saint-Bernard

Pourquoi une enquête a-t-elle été réalisée?

Entre le 8 et le 19 juillet 2018, la Direction de santé publique du CISSS de Chaudière-Appalaches a investigué un nombre anormalement élevé de cas de gastroentérite chez les citoyens de Saint-Bernard. De ce nombre, 8 personnes malades ont eu un diagnostic de campylobacter confirmé par analyse de laboratoire. La plupart de ces personnes ont été très malades et ont nécessité des soins à l’hôpital.

Une première investigation a été menée afin de tenter d’identifier la source de l’éclosion. Puisque la consommation de l’eau de la municipalité semblait être la source de cette éclosion, la Direction de santé publique a demandé la diffusion d’un avis de faire bouillir l’eau.

La Direction de santé publique, avec le soutien des experts de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), a réalisé une enquête pour connaître l’étendue du problème et préciser la source de l’éclosion.

Quels aspects ont été évalués par l’enquête?

L’enquête a été réalisée entre le 14 et le 16 août auprès de 160 personnes de Saint-Bernard. Les questions portaient sur la présence ou non de symptômes de gastroentérite ainsi que sur les sources possibles d’exposition (l’eau, l’alimentation et la consommation de produits crus ou peu cuits, les contacts avec des animaux de compagnie, de ferme ou sauvages, la fréquentation de lieux ou d’événements). Toutes les sources pouvant causer la maladie ont été évaluées.. 

Quelles sont les conclusions de l’enquête?

Un grand nombre de personnes de Saint-Bernard, soit plus de 300, ont souffert de gastroentérite en juillet. Les résultats sont clairs et révèlent que la consommation de l’eau de la municipalité est à l’origine de l’éclosion de gastroentérite à Saint-Bernard.

Ainsi, les personnes qui consommaient l’eau de la municipalité avaient 18 fois plus de risque de présenter une gastroentérite que les personnes n’ayant pas consommé cette eau. 

Au moment de l’enquête, 80 % des gens questionnés respectaient l’avis d’ébullition.

Le campylobacter n’a pas été retrouvé dans l’eau, pourquoi?

La présence de campylobacter dans les prélèvements de selles est facile à identifier chez une personne malade, comme ce fut le cas pour huit personnes. Toutefois, dans la majorité des éclosions de campylobacter, il n’est pas possible de retrouver cette bactérie dans l’eau. En effet, la bactérie n’y survit pas longtemps. 

Même si du campylobacter n’a pas été trouvé dans l’eau, d’autres prélèvements ont révélé la présence de bactéries pouvant causer la gastroentérite, et ce, tant dans le réservoir que dans le réseau de distribution. 

 

 

Est-ce que ça peut arriver de nouveau?

Il n’a pas été possible d’identifier hors de tout doute l’origine de la contamination de l’eau potable. Malgré certains correctifs effectués, il est toujours possible que cela se reproduise malgré un suivi plus serré de la qualité de l’eau. Tant que l’évaluation du réseau n’est pas terminée et que les correctifs ne sont pas complétés, une contamination de l’eau de la municipalité est toujours possible par différentes bactéries. À ce jour, des éléments de vulnérabilité du réseau de distribution demeurent. 

 

 

Jusqu'à quand devrons-nous faire bouillir l'eau?

Compte tenu de la vulnérabilité du système d’eau potable, l'avis d’ébullition demeure en vigueur jusqu'à la mise en place d’un système de traitement efficace de l’eau. Les citoyens de la municipalité seront informés dès que l’avis de faire bouillir l'eau sera levé. 

Quelle est la suite des choses?

La municipalité, de concert avec Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques sont en démarche pour pourvoir le réseau d’aqueduc d’un système de traitement de l’eau efficace.  

Les investigations sont terminées et l’avis d’ébullition se poursuit jusqu’à la mise en place d’un système de traitement efficace de l’eau.